07/02/2019: « J’attendais pour voir le médecin.
Celui-ci ainsi que deux infirmières auscultaient un Soudanais pour une forte douleur à un bras (peut-être cassé). L’homme souffrant était accompagné d’un second Soudanais qui traduisait de l’arabe vers l’anglais. J’attendais mon tour. J’étais dans la pièce à côté et la porte était ouverte. Alors que le médecin demande de bouger le bras, le Soudanais répond qu’il ne peut pas et j’ai entendu une gifle. C’est alors que 4 ou 5 gardien·ne·s arrivent en courant pensant que le médecin avait reçu un coup. En constatant que le médecin n’était pas la victime mais l’auteur de la gifle, les gardien·ne·s se sont mis·es à rire avant de repartir à leurs occupations.»
Celui-ci ainsi que deux infirmières auscultaient un Soudanais pour une forte douleur à un bras (peut-être cassé). L’homme souffrant était accompagné d’un second Soudanais qui traduisait de l’arabe vers l’anglais. J’attendais mon tour. J’étais dans la pièce à côté et la porte était ouverte. Alors que le médecin demande de bouger le bras, le Soudanais répond qu’il ne peut pas et j’ai entendu une gifle. C’est alors que 4 ou 5 gardien·ne·s arrivent en courant pensant que le médecin avait reçu un coup. En constatant que le médecin n’était pas la victime mais l’auteur de la gifle, les gardien·ne·s se sont mis·es à rire avant de repartir à leurs occupations.»
Les faits:
Jeudi 31/01: alors qu’on essaie d’obliger A. à déposer ses empreintes et qu’il refuse, il est violemment saisi et malmené par 5 gardes qui veulent l’emmener de force. L’un d’entre eux lui casse / foule le bras au point qu’il dit ne plus pouvoir bouger la main. Il est mis au cachot jusqu’au lendemain fin de journée. L’altercation se passe devant tout le monde dans l’aile B.
Deux autres Soudanais sont emmenés de force pour déposer leurs empreintes, menacés d’être battus comme le premier s’ils refusent.
Deux autres Soudanais sont emmenés de force pour déposer leurs empreintes, menacés d’être battus comme le premier s’ils refusent.
De retour de son isolement A. demande à voir un médecin. On le lui refuse. Le lundi suivant (4 jours après l’incident) on lui refuse l’accès au médecin car il n’en aurait pas fait la demande.L e mardi il est finalement reçu par l’infirmière qui indique dans son dossier qu’il s’est cassé le bras « en jouant au foot ». Le mercredi matin il est reçu par le médecin.
D’après un autre témoin direct :” le médecin ne voulait pas entendre qu’il ne pouvait pas bouger la main. Il a saisi la main blessée et l’a mobilisée de force en disant qu’il savait bien la bouger. A s’est débattu et le médecin l’a violemment frappé au visage. Le coup a été entendu par un autre homme et par les gardes qui étaient à l’extérieur de la pièce et ils se sont précipités. Quand ils ont constaté que c’était le médecin qui avait frappé, ils se sont esclaffés et se sont moqués de A et sont ressortis.”
A. est depuis en isolement médical. Il n’a pas été envoyé à l’hôpital et il ne semble pas qu’une radiographie de son bras ait été faite.
Faisant suite entre autre à cet événement, quelques dizaines de prisonniers ont entamé une grève de la faim. Celle-ci a été réprimée très rapidement!
http://www.gettingthevoiceout.org/action-des-soudanais-au-centre-ferme-de-bruges-update/
http://www.gettingthevoiceout.org/action-des-soudanais-au-centre-ferme-de-bruges-update/
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