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donderdag 19 februari 2026

WORLD WORLDWIDE EUROPE BELGIUM BRUSSELS - The Getting The Voice Out - [gettingthevoiceoutnewsletter] Grèves de la faim au 127bis.

 

Grèves de la faim au 127bis

Vous allez partir de toute façon, vivant ou dans un cercueil »

19 février 2026

Plusieurs personnes mènent actuellement des grèves de la faim au centre fermé 127bis. Une aile entière refuserait de manger depuis ce mardi 17 février. Avec leur grève, les détenus veulent dénoncer l’injustice de leur détention, dont certaines s’étendent parfois sur de longues durées (qui peuvent aller jusqu’à 9 mois ou plus d’un an, 18 mois étant la durée maximale), et le traitement inhumain par les médecins ainsi que par le personnel du centre.

Dans les centres fermés, les grèves de la faim sont des leviers de protestation récurrents contre un enfermement violent et déshumanisant. Il s’agit souvent d’un des ultimes moyens de résistance pour faire entendre sa voix et son combat. En entamant cette action, les personnes mettent leur vie en danger : la privation de nourriture peut leur être fatale ou laisser des séquelles graves et à vie.

Les détenus actuellement en grève de la faim font état de négligence et de maltraitance de la part du personnel du centre à leur égard, notamment du médecin.

Un détenu concerné, en grève depuis 15 jours, témoigne : « Depuis que je suis arrivé ici j’ai fait les cours d’intégration, J’ai fait la formation de langue, j’ai eu C1, niveau universitaire. J’ai jamais eu aucun problème ». Un policier est venu à son domicile pour l’inviter à le suivre au commissariat et l’envoyer en centre fermé. Il a rapidement commencé une grève de la faim après son arrivée dans le centre. 

« Je sors libre ou je sors mort. Ils disent que je suis un danger. Pour qui ? Pour quoi ? Hier je suis tombé dans les pommes, les pulsations de mon cœur sont montées jusqu’à 230. Ils s’en foutent.Le médecin se fout de moi, il rigole. Il dit “vous allez partir de toute façon, vivant ou dans un cercueil, l’un ou l’autre.” »

« J’ai toujours travaillé, moi et mon épouse. Et aujourd’hui on me dit “vous rentrez dans un cercueil. Vous allez crever, c’est votre choix”, le médecin m’a dit.

J’ai demandé “vous êtes certain que vous êtes médecin ?” Il a dit : “je suis médecin pour les gens comme vous”. »

Il nous décrit la manière dont il est traité dans le centre : restriction d’accès à internet, restrictions des visites des proches, restriction de l’accès à l’eau, qui est pourtant indispensable lors d’une grève de la faim.

Les grévistes ainsi que leur entourage et visiteur·euses sont ainsi soumis·es à toutes sortes d’entraves, moyens mise en place par la direction du centre pour qu’ils mettent un terme à leurs grève de la faim.

Récemment, un des détenus en grève a été transféré à l’isolement à Merksplas, dans un cachot pas chauffé ; une nouvelle tentative de faire pression sur lui pour qu’il cesse sa grève.

Certains sont déterminés à poursuivre leur action de résistance jusqu’au bout, en dépit d’un état de santé très inquiétant.

« Ici c’est crade, c’est sale. On est 60 pour 2 toilettes. C’est jamais propre, c’est dégoûtant.

La bouffe c’est dégueulasse. Moi je mange pas, mais pour ceux qui mangent, c’est dégueulasse.

Je vomis du sang, je pisse du sang.

J’essaie de boire mais j’arrive pas. C’est mon mental qui lâche. »

« Qu’est-ce qu’ils veulent faire de moi ? Ils auront jamais de laissez-passer. Je pense qu’ils vont devoir m’envoyer sur une autre planète ! »

«S’ils ne me lâchent pas, il y aura un mort ici. Quels droits de l’homme ici ? Je suis entouré de barbelés, on dirait que j’ai tué quelqu’un. »

Une autre personne actuellement en grève est aussi extrêmement affaiblie, au point de perdre régulièrement connaissance. Cela fait presque un mois qu’il mène sa grève.

« Y a rien qui bouge, ils attendent que je crève. Dans tous les cas j’arrêterai pas, jusqu’à mon dernier souffle. J’ai toute ma vie ici, j’avais 12 ans quand je suis arrivé ici. »

Il est père d’un bébé de quelques mois, dont il n’a pas pu assister à la naissance, étant en centre fermé.

Le médecin lui a dit : « C’est votre choix, c’est votre problème. Vous voulez mourir, vous allez mourir ». 

Il est facile pour les autorités d’inverser la responsabilité dans les cas de grèves de la faim, et de mettre à charge des grévistes les conséquences sur leur santé. Ces discours invisibilisent les choix politiques qui mènent à ces situations. Lorsqu’une personne n’a d’autre choix que d’accepter un déracinement, un éloignement de ses proches, un retour vers un pays où elle court un danger… ou de lutter au péril de sa vie, on ne peut pas parler réellement de choix.

SOLIDARITÉ AVEC LES ENFERMÉ·ES

FEU AUX CENTRES FERMÉS

LIBERTÉ

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