Jeudi 12 avril à 20h – Projection
Que faire en cas d'incendie ?
Berlin 1987, ex-Allemagne de l’Est. Au sein du mouvement des squats autonomes, six anarchistes déposent une bombe artisanale dans une maison de maître. Treize ans plus tard, alors que chacun a fait son petit bonhomme de chemin, la bombe explose. Ces 6 individus sont donc amener à se recroiser. L’un est devenu homme d’affaire, un autre est avocat, deux ont continué à lutter, tandis qu’un autre est devenu mystique.
Avec une bonne dose d’humour, nous vous présentons une tranche de vie allemande.
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Jeudi 19 avril à 19h – Discussion
Discussion autour des luttes sociales au Paraguay
Paraguay, petit pays au cœur de l’Amérique du Sud connu pour ses hamacs et sa profonde inégalité sociale. Depuis 2008, un gouvernement de gauche (front populaire) a réussi à pacifier une grande partie des luttes historiques, en cooptant les dirigeants des mouvements sociaux et en réprimant les mouvements plus combatifs.
Dans ce contexte surgissent de modestes initiatives anti-autoritaires dans la capitale Asunción. Un local s’ouvre, des anarchistes interviennent dans des luttes en propageant l’autonomie ; des tracts, des affiches et des publications subversives se diffusent dans la rue. Parmi ceux-ci, nous retrouvons notamment la feuille d’agitation Sin Permiso (sans permis).
Un compagnon qui revient de là-bas avec une série d’expériences esquissera aussi le contexte plus globale des intenses conflits sociaux qui ont eu lieu au Paraguay les décennies passées, notamment la lutte contre l’agro- business à la campagne. Au moyen d’occupations de terre, de blocages de route et de manifestations, certains secteurs combatifs des paysans ont essayé de freiner l’avance du soja. Il parlera aussi des guérillas paysannes qui y sont actives et de la répression que l’Etat de gauche oppose à celles-ci.
Vous pouvez déjà jeter un œil à :
http://periodicosinpermiso.wordpress.com/
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Jeudi 26 avril à 19h – Discussion
Mauvaises intentions - Discussion autour du procès des camarades a Paris
Du 14 au 22 mai 2012, six camarades passeront en procès à Paris sous l’accusation d’association de malfaiteurs à finalité terroriste. Les faits concernent la tentative d’incendie d’un véhicule de keufs en 2007 pendant la dernière mascarade présidentielle, et un sabotage de la circulation des trains lors du mouvement anti-CPE en 2006. Ils sont également accusés de fabrication de fumigènes artisanaux et crève-pneus destinés à une manifestation devant la prison pour étrangers de Vincennes en 2008, ou encore d’avoir eu entre leurs mains des manuels de sabotage, du chlorate et des plans originaux de la prison pour mineurs de Porcheville (Yvelines).
Nous voulons nous saisir de ce procès pour aborder la question de la répression (question inévitable pour toute personne se mettant en lutte contre l’ordre établi), ainsi que celle de nos réactions face à elle.
Car si les coups qu’elle nous assène peuvent faire mouche et qu’un de ses buts est de créer la peur, ces moments peuvent aussi être transformés en possibilités de renforcement (de nous, de nos idées et de certaines pratiques).
Au-delà de toute question d’innocence et culpabilité, les faits reprochés aux 6 camarades français font écho à des manières antiautoritaires et autonomes d’attaquer ce monde basé sur la domination et l’exploitation. Comme une récente affiche de solidarité le pose,
« qui n’a jamais pensé à leur rendre coup pour coup, qui n’a jamais caressé le désir d’en finir avec les chiens qui gardent l’ordre et les privilèges des puissants ?
Face à nous, quand on refuse de crever bien sagement à petit feu, l’Etat brandit sans cesse la menace de la prison. Incarcérés parce qu’on n’a pas respecté la sacro-sainte propriété, enfermés parce que dépourvus du petit bout de papier adéquat, embastillés pour avoir craché notre rage à la gueule de l’autorité.
Alors, qui n’a jamais rêvé que les taules soient rasées ? L’attaque de comicos ou de prisons ne fait-elle pas partie des réjouissances lorsqu’éclatent des soulèvements, ici ou ailleurs, comme l’an dernier en Tunisie ? »
Face aux procès et à la répression, nous cherchons à reprendre et garder l’initiative et de sortir vers la rue - avec tout ce que nous sommes - pour défendre et répandre nos idées et les pratiques qui en découlent. L’occasion de créer des rencontres et de forger des complicités... dans la révolte et la critique de l’existant.
Un certain goût pour la solidarité et la continuation des luttes en somme.
Adres : Acrata - anarchistische bibliotheek , Groot Eilandstraat 32 1000 Brussel
http://journalhorsservice.blogspot.com
Bron : Acrata
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