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maandag 4 juni 2012

Ceux qui font les révolutions à moitié ne font que se creuser un tombeau.




Jeudi 28 juin à 19h
Acrata (rue de la grande ile 32, BXL)

Discussion autour de la brochure ‘Comités d’action ouvriers-étudiants », février 1969


Nous reviendrons sur certaines expériences vécues et décrites par deux personnes au sein de l’occupation de Censier (annexe de l’université Sorbonne à Paris) où une poignée de personnes se retrouvent à participer à un ‘comité d’action ouvriers-étudiants Citroën’, un comité parmi tant d’autres qui se formeront à l’époque.

L’enthousiasme des confrontations de rue avec les forces de l’ordre, les remises en question de presque toutes les sphères de la vie quotidienne, des rapports marchands et sociaux, la grève généralisée et les occupations d’universités et d’usines pousseront certains à tenter de dépasser les rôles figés dans lesquels ils et elles se trouvent enfermés : ‘étudiants’, ‘ouvriers’, ‘intellectuels’, ‘militants’. A un moment donné, les autorités (les flics, les politiciens, tout comme les représentants de l’unif ou les chefs des syndicats) perdent leur légitimité et des personnes se retrouvent pour parler des luttes, du quotidien, des rapports en général. Ils se heurtent très vite à ceux qui ont tout intérêt à garder le contrôle sur les événements pour qu’ils ne dégénèrent surtout pas. La police, bien évidemment, mais aussi – et c’est ce qui nous intéresse particulièrement ici – les syndicats et les groupuscules politicards.

À travers une courte description de l’ambiance de l’époque, nous discuterons de ces questions qui se posent toujours à celles et ceux qui veulent subvertir ce monde, sans reproduire les sales mécanismes du pouvoir – sous toutes ses formes.

Les comités d’action expérimentent avec une forme d’organisation en dehors des syndicats, axés sur la discussion et l’action, une communication sans médiation, une réelle rencontre et une solidarité réciproque. Plusieurs questions se posent alors ; voient-ils dans les occupations des usines une réappropriation des moyens de production par un ‘pouvoir ouvrier’ ou veulent-ils plutôt remettre fondamentalement le travail même en question ? Qu’en est-il de la critique de l’éducation, des rôles des ‘étudiants’ et des ‘professeurs’, ou encore des ‘acteurs’ et des ‘spectateurs’ ? Comment dépasser les démarches militantes, les positions extérieures, les programmes des groupuscules qui croient avoir trouvé le ‘sujet historique’ ? Quelles étaient les perspectives ? Où étaient les points forts et où étaient les limites ?

La brochure “Comités d’action ouvriers-étudiants’ de Fredy Perlman et Roger Gregoire est disponible au local en français et en anglais.



“Les occupants ne procèdent pas sur la base de ce qui est “normal”, mais sur la base de ce qui est possible. Des ruptures radicales avec la vie quotidienne ne sont pas normales, mais elles sont possibles. Un mouvement qui a pour slogan : “tout est possible”, procède sur la base du potentiel, et non de l’habituel.

La tâche de ces révolutionnaires n’est pas de définir les conditions qui font que la révolution est impossible, mais de créer les conditions qui rendent la révolution possible.”

Bron : Acrata

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