La chasse aux migrants en transit continue
http://www.gettingthevoiceout.org/la-chasse-aux-migrants-en-transit-continue/
13/11/2017: La chasse aux migrants en transit continue dans tout le
pays. On reçoit quotidiennement des alertes d’hébergeurs qui ont perdu
leurs protégés,leur angoisse principale étant qu’ils soient arrêtés,
enfermés et expulsés.
Les contrôles et arrestations continuent mais sont moins visibles : des
Soudanais, Érythréens, Éthiopiens,…. se font contrôler et arrêter plus
discrètement dans les gares à Bruxelles, Charleroi, Ostende, Bruges,
Zeebruges ou dans des camions sur leur route migratoire.
Certains migrants disparus réapparaissent quelques jours, semaines plus
tard, certains ont été arrêtés puis libérés. Une tendance constatée est
que les autorités enferment actuellement de préférence les cas Dublin
qui sont nettement plus faciles à identifier et à expulser.
D’autres encore disparaissent sans donner de nouvelles, évitant ainsi
d’être tracés par les autorités.
D’autres sont parfois retrouvés en centre fermé.
Dans les centres fermés ils sont toujours aussi mal reçus : pas de
téléphone, pas d’avocat. Nous rencontrons d’énormes difficultés à avoir
un contact avec eux, à cause de la censure installée par la direction
des centres, de l’ignorance de leur nom exact ou l’utilisation d’alias,
et de leur méfiance totale envers les contacts extérieurs. Ceci nous
empêche de trouver un avocat qui pourrait introduire un recours en
extrême urgence, le délai étant de 5 ou 10 jours selon le cas.
Nous respectons cette volonté des migrants de rester dans l’anonymat
complet, mais, dans certains cas, un recours rapide contre leur
arrestation peut permettre une libération et la possibilité de reprendre
leur route migratoire.Et nous continons à leur souhaiter BON VOYAGE
Si vous hébergez ou êtes en contact avec des personnes qui pourraient se
retrouver dans cette situation, nous vous invitons à:
– Leur parler des possibilités d’arrestation et des conséquences.
– Leur expliquer les démarches juridiques possibles lors d’un
enfermement: Très rapidement introduire un recour en extrême urgence ou
sinon une demande d’asile
– Convenir avec eux d’un moyen de contacter une personne pour prévenir
de leur arrestation. Ils peuvent téléphoner du centre fermé avec le
téléphone d’un codétenu (la solidarité est de mise entre les détenus) à
un numéro mémorisé.
– Leur dire de prévenir immédiatement s’il y a un risque d’expulsion,
soit en vous contactant soit en contactant directement Getting the Voice
Out ( 0032(0)484026781) et le groupe facebook stop deportations
info&actions afin de permettre une mobilisation (voir
http://www.gettingthevoiceout.org/comment-arreter-une-expulsion/)
– Nous envoyer toute information utile pour aider à la localisation de
la personne arrêtée, maintenir un contact et comprendre les nouvelles
astuces utilisées par l’Office des Étrangers: gettingthevoiceout@riseup.net
MESSAGE Que nous envoyons aux hébergeurs qui s’inquiètent.
« S’il a été arrêté, il devrait, dans les heures qui suivent, être
libéré ou se retrouver en centre fermé.
Si vous n’avez toujours pas de nouvelles dans la journée, téléphonez au
centre Caricole, qui possède la liste de toutes les
personnes en centre fermé (il faut insister!). Ou, pour être certain-e
du résultat, téléphonez à tous les centres fermés. Mais il faut au moins
24 heures avant de se retrouver dans un centre en cas d’arrestation.
Num de tél
voir:http://www.gettingthevoiceout.org/quels-sont-les-centres-fermes-en-belgique/
Si c’est la première fois qu’il reçoit un ordre de quitter le
territoire, on dispose de 10 jours pour introduire un recours en extrême
urgence. S’il a déjà reçu un OQT précédemment, on ne dispose que de 5
jours! Plusieurs avocats sont disponibles mais tout dépend de l’endroit
où il a été arrêté, et dans quel centre il se trouve!
Donnez-nous des nouvelles!
Merci et bon courage. »
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