Contestation sociale et répression Le climat social se tend et le gouvernement Arizona ne donne pas de signes de vouloir infléchir sa ligne, bien au contraire. Dans sa première réaction juste après la publication de l’accord de gouvernement en février dernier, la Ligue prédisait un « recul pour les droits sociaux et un tournant sécuritaire ». Les dernières semaines confirment cette première analyse et laissent craindre à la fois une montée en puissance de la contestation sociale et une réponse sécuritaire accrue de la part des autorités publiques. On sait les syndicats et la société civile très mobilisés pour défendre les droits économiques et sociaux menacés par l’accord de gouvernement. La limitation des allocations de chômage à deux ans est une décision en mode électrochoc dont on ne mesure pas totalement l’impact social alors que plus de 300.000 personnes seront exclues du chômage d’ici moins de trois ans. On sait pourtant que les CPAS sont déjà débordés et gravement sous-financés et que les mesures compensatoires annoncées sont tardives et insuffisantes. On peut donc légitimement craindre que les conséquences sociales de cette mesure ont été, volontairement ou non, largement sous-estimées par le gouvernement. En parallèle, des éléments de contrôle sécuritaire se mettent en place. On pense à l’interdiction de manifester et au développement de la reconnaissance faciale qui figurent au programme du gouvernement fédéral, ainsi qu’à l’infraction pour “atteinte méchante à l’autorité de l’État” que la Ligue a contesté devant la Cour constitutionnelle (l’affaire est toujours pendante). Mais d’autres initiatives témoignent de ce tournant sécuritaire, comme cette proposition de loi de la N-VA qui souhaitait de nouveaux équipements de type Flash-ball pour la police pour gérer des manifestations, équipements dont on a pu mesurer l’extrême dangerosité en France. Ou cette décision du mois dernier de la commune d’Ixelles de se doter de drones pour surveiller la population, décision prise sans réelle analyse d’impact et malgré les nombreuses questions problématiques pointées par la Ligue dans un courrier adressé au conseil communal. Entre des mesures qui attaquent frontalement les droits sociaux, une contestation sociale grandissante et la mise en place de moyens de contrôle et de répression accrus, tous les ingrédients sont en place pour un durcissement des relations sociales et de la répression. Ce qui n’augure rien de bons pour le respect des droits fondamentaux. Dans ce contexte, les autorités publiques portent une responsabilité particulière et il leur revient de rester attentives à ne pas laisser la situation se dégrader plus encore.
Pierre-Arnaud Perrouty, Directeur de la Ligue des droits humains |
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| | Une journée d’informations et de réflexions autour des travailleurs et travailleuses du sexe Le 16 mai chez Amazone (10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles) Nous vous invitons à une journée d’informations et de réflexions autour des personnes en situation de prostitution. Cette journée sera consacrée à l’examen critique et prospectif des nouvelles réglementations sociales en Belgique et de la lutte contre la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle. |
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| | Comment les États répriment, une courte histoire du pouvoir de punir de Vanessa Codaccioni Le lundi 26 mai de 18h à 21h à la Vieille Chéchette (2 rue du Monténégro, 1060 Bruxelles). Gratuit, inscription obligatoire Surpopulation carcérale, banalisation de l’exception, criminalisation accrue des militants dits « extrémistes » et de tout mouvement social d’ampleur, violences policières quotidiennes, dissolution d’organisations, approche sécuritaire de l’immigration, développement continu d’un antiterrorisme violent et diffus, la répression semble se durcir voire se radicaliser irrémédiablement. Ce livre retrace l’histoire des répressions d’État, de la protection de la « chose publique » à la lutte antiterroriste, en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire, en montrant comment les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer. |
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| Rencontre autour de la Chronique | | |
| Les enfants parlent. Écoutons ! Le mardi 27 mai à partir de 18h15 (prise de parole à 18h30) jusqu'à 20h30 à la Maison des droits humains (53 boulevard Léopold II, 1080 Bruxelles) Gratuit, inscription vivement souhaitée. Qu’est-ce que la participation des enfants ? Quels sont les dispositifs mis en place pour leur permettre d’être effectivement entendu ? Comment et par qui cette parole est-elle prise en considération ? Une invitation à clarifier et à discuter de la place accordée à la parole des enfants dans nos espaces, nos décisions, nos institutions. Écouter, est-ce simplement entendre ? Que faire de cette parole ? Quels dispositifs mettre en place pour la valoriser ? Comment faire, en fin de compte, pour que l’enfant soit considéré à sa juste valeur et qu’il soit pleinement considéré comment sujet de droit ? Écoutons… |
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| | Vous partagez les mêmes valeurs et engagements humanistes que la LDH ? Vous souhaitez qu’elle continue à agir concrètement, via des actions de sensibilisation, des formations, des analyses, des actions en justice ? |
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| The Farmer Case Un an plus tard, ça bosse toujours fort du côté du Farmer Case ! Avec Fian Belgique, Greenpeace et la Ligue des droits humains, Hugues Falys poursuit en justice la multinationale française TotalEnergies pour sa responsabilité dans le dérèglement climatique. Les plaidoiries auront lieu les 19 et 26 novembre 2025 devant le tribunal de l’entreprise de Tournai. D’ici là, soutenez le Farmer Case en vous inscrivant à la newsletter du Farmer Case et en rejoignant la communauté de soutien ! Ensemble, faisons gagner le Farmer Case ! |
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| La Chronique est sortie ! Les enfants parlent.Écoutons ! Les enfants parlent, souvent, beaucoup, fort. On les entend mais les écoute-t-on vraiment ? Dans cette Chronique, on part à l’écoute des enfants ! « Lorsque la pandémie de Covid-19 a bouleversé le monde, des décisions ont été prises dans l’urgence : confinements, fermetures d’écoles, restrictions sociales. Si les préoccupations sanitaires ont occupé le devant de la scène, un groupe est resté dans l’ombre : les enfants. Invisibilisés par les médias, absents des débats, iels ont subi des mesures affectant profondément leur quotidien sans qu’on leur donne la possibilité de s’exprimer. Pourtant, ces bouleversements ont laissé des traces durables sur leur bien-être, leur éducation et leurs relations sociales. » |
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| État des droits humains en Belgique Rapport 2024 L’État des droits humains en Belgique est un rapport publié annuellement par la Ligue des droits humains. Il a pour vocation de faire le point sur l’année écoulée à l’aune des droits fondamentaux. L’année 2024 a été marquée par de la montée de l’extrême droite en Flandre, après les élections de juin et octobre 2024. Le Vlaams Belang est depuis lors au pouvoir dans quatre communes. Moribonde du côté francophone, l’extrême droite fait par contre percoler ses idées dans le discours des partis traditionnels. Ces partis, responsables de la crise de l’accueil doublée de celle de l’État de droit, ont aussi durci les politiques migratoires pour les personnes demandeuses d’asile et sans-papiers. |
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Fuyez, vous êtes identifié·es ! | | |
|  | La reconnaissance faciale, qu’est-ce que c’est ? Comment ça fonctionne ? Bruxelles possède-t-elle l’infrastructure pour s’en équiper ? Cette série de podcast s’inscrit dans la campagne #protectmyface. Replongez-vous dans cette série en 3 épisodes, toujours d'actualité ! Tous les autres épisodes du podcast sont disponibles sur votre plateforme d'écoute préférée ! Bonne écoute !
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 | | Notre première série raconte l’histoire incroyable de Régine Orfinger-Karlin, l’une des premières avocates du pays, résistante et grande militante des droits humains. |
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|  | | La série « Prison-Musée » retrace le projet de transformer la prison de Forest en Musée. |
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|  | | La série « Grandir sans toi » offre un prolongement sur la thématique du placement des enfants, au centre du procès fictif de 2022 de la Ligue des droits humains « On va où maman ? » |
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 | L'Etat de droit, c'est à la carte ? | La série « L’État de droit, c’est à la carte ? » offre des clés intéressantes pour mieux comprendre le rapport 2022 de la Ligue des droits humains, l’État des droits humains. |
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|  | Sans papiers, famille recalée | Se marier à la commune, faire reconnaître un lien de paternité par la commune, ce ne sont que de simples formalités pour les personnes nées en Belgique. Pour d’autres, pour les couples mixtes comme on les appelle, c’est le parcours du combattant... |
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|  | Habiter la ville, habiter la terre | Redécouvrez cette série en 3 épisodes en lien avec notre procès fictif de l'année dernière. Au programme : crise du logement, adaptation des villes au dérèglement climatique et déclin de la biodiversité, et enfin une rencontre avec Fatima Ouassak, politologue et autrice de « Pour une écologie pirate. Et nous serons libres ». |
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Ligue des droits humains asbl Boulevard Léopold II 53 - 1080 Bruxelles |
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