Nl , Fr Engl http://www.gettingthevoiceout.org/mais-quand-va-t-on-bouger-tortures-expulsions-repressions/
Tortures au centre fermé 127 bis
Le 23/08/2018 H a eu une altercation verbale avec un gardien sur la nourriture au centre fermé 127bis. Il a été mis au cachot. Le lendemain plusieurs gardiens sont venus dans sa cellule.Il dit avoir été menotté, les mains derrière le dos. On lui a mis une capuche noire, puis un policier a placé un genou sur son dos et il l’a frappé pendant longtemps. Ensuite ils ont ramené ses pieds (aussi attachés) à la tête et lui ont ainsi tordu le dos. Il parle aussi de l’impression d’avoir eu des décharges électriques dans les menottes. Ses tortionnaires lui reprochaient d’avoir trop de contacts avec l’extérieur et entre autre avec les médias. H est sorti du cachot le 26/08 et a été mis en isolement médical. Il savait à peine bouger, ne savait pas se tenir debout et présentait des marques de brûlures aux poignets. Il était confus et paniqué, il craignait qu’on vienne le chercher la nuit pour le jeter dans un avion «comme un sac». H a finalement été transféré le 29/08 au centre fermé de Vottem.
Expulsée car majeure en Belgique, reconnue mineure en Italie
Elsa a été expulsée vers Rome avec escorte. A son arrivée les autorités italiennes ont déclaré que chez eux elle était considérée comme mineure. La Belgique lui donnait 21 ans, basé sur des tests osseux dont la fiabilité est rejetée par nombreux scientifiques . Beaucoup de pays européens ne pratiquent plus ces tests osseux non fiables. En Belgique, l’Office des Étrangers continue d’utiliser ces tests systématiquement, partant du principe que tou.te.s mentent sur leur âge, et est bien contente de pouvoir les déclarer majeurs et de pouvoir les expulser grâce à ces tests dont la marge d’erreur est de 2 ans.
Récit d’Elsa à partir de Rome au téléphone
Son expulsion (réserves: son anglais est mauvais, c’ets juste ce que j’ai cru comprendre):
– Elle a été fouillée puis attachée (mains au corps)
– Escorte de 7 flics
– Elle est arrivée bien avant les passagers dans l’avion, a été mise à l’arrière, et ne pouvait pas les voir (rideau probablement)
– Elle pleurait. Les flics lui disaient de se taire. Des passagers ont demandé pourquoi elle pleurait mais alors les policiers riaient très fort (pour couvrir les pleurs et faire croire que c’est des rires )
– Les flics lui ont dit que comme elle avait droit à l’asile en Italie elle était obligée d’y aller
Et ici son histoire: http://www.gettingthevoiceout.org/deuxieme-tentative-dexpulsion-vers-litalie-dun-jeune-fille-erythreenne-et-de-la-faille-avec-4-enfants/
Grève de la faim au centre fermé de Bruges
20/08 : Les détenus de 2 ailes au centre fermé de Bruges s’étaient concertés pour débuter une grève de la faim pour protester, pour certains contre les conditions de détention, pour d’autres contre l’existence même de ces centres et contre les expulsions.
Ils avaient décidé de débuter ce mouvement de protestation le 21/08/2018. Le matin du 21/08 au moins deux d’entre eux, considérés comme « meneurs » ont été mis au cachot puis transférés dans un autre centre. Le mouvement s’est éteint…….
23/08 : Les détenues dans l’aile des femmes à Bruges ont refusé de manger à midi. Trois femmes ont été mises au cachot pendant 2 jours puis ont été transférées dans d’autres centres. Elle réclamaient leur liberté !
Résistance aux expulsions dans les centres
01/08 : Appel du 127 bis : cette nuit les détenus n’ont pas bien dormi. Ils ont entendu des cris énormes de détenus qui résistaient à leur expulsion. Ils étaient 2 à crier pendant 2 heures. Finalement, la police est venue et les ont emmenés. Les détenus n’ont rien vu, on les avait enfermés dans leur chambre.
Arrestations à l’aéroport
En cette période de vacances beaucoup de personnes viennent en Europe pour visiter la famille.
Les polices de l’aéroport en profitent pour sélectionner ceux qui ont droit à accéder à l’espace Schengen et ceux qui n’y ont pas droit.
Quelques exemples parmi des dizaines d’autres :
Ce 09/08 un couple, lui d’origine marocaine, elle Polonaise, vont en Pologne avec un visa en règle pour la Pologne. Ils font escale à Charleroi. Lui se fait arrêter et amener en centre fermé Caricole pour un rapatriement vers le Maroc, Elle continue sa route vers la Pologne.
22/08 : Appel à 12 heures ce matin ! Un couple arménien et leurs deux enfants vivant avec des titres de séjour en règle en France vont en Arménie pour les vacances. A leur retour, ce 22/08 ils font escale à BXL Airport à 5 heures du matin. La femme se fait arrêter et est amenée au centre fermé Caricole car « passeport russe non conforme »; passeport avec lequel elle voyage depuis plusieurs années ! Elle est à cette date (03. 09/2018) toujours enfermée au Caricole . Elle a eu un ticket pour un rapatriement pour l’Arménie que l’avocat a pu annuler. Elle devait reprendre le travail en France. Son patron peut patienter une semaine mais pas plus!
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maandag 3 september 2018
maandag 2 november 2015
France Calais d’une rafle à l’autre
Passeurs d'hospitalités
~ des exilés à Calais
Hier samedi, un peu avant minuit. Au coin du parc Saint-Pierre, une friterie et quelques tables et chaises sur le trottoir. À cette heure d’un soir d’automne, ce sont surtout des exilés qui sont là, partageant des portions de frites en guise de repas du soir.
Plusieurs voitures de police surviennent, suivies des fourgonnettes blanches qui servent aux arrestations. Des exilés tentent de s’esquiver, mais les policiers les bloquent. Ils sont plaqués contre les grilles, palpés, contrôlés. Ceux qui n’ont pas de documents en règle sont embarqués dans les fourgons. Une vingtaine d’arrestations, contribution aux rafles du jour qui doivent alimenter les centres de rétention à raison d’une cinquantaine de personnes quotidiennement depuis la dernière visite de Bernard Cazeneuve à Calais (voirici, ici, ici, ici, ici, ici et là).
À l’autre bout de la chaîne, les associations de soutien juridique dans les centres de rétention, qui voient ces groupes de personnes raflées, amenées en bus ou en avion, libérées au bout de cinq jours pour faire place à un autre groupe dans les mêmes conditions, expriment leur consternation et leur indignation.
La Cimade :
Forum Réfugiés :
L’Ordre de Malte :
À ces rafles s’ajoute la pression policière autour du bidonville, avec des contrôles et des limitations de mouvement variables d’heure en heure, des véhicules d’aide humanitaire bloqués de manière arbitraire, selon des modalités et des règles qui semblent changer selon les policiers et leur humeur. Ceci dure depuis une semaine.
Et une opération de relogement loin de Calais sur laquelle on s’interroge (voirici et là), tant elle parait improvisée et peu claire quant à ses finalités, mise à l’abri hivernale, hébergement, avec ou sans accompagnement administratif, accès ou non à un soutien juridique indépendant garantissant l’accès aux droits, avec ou sans risque d’expulsion pour les personnes qui n’entreraient pas dans le cadre défini par les autorités.
Demain lundi, le tribunal administratif de Lille doit rendre son jugement suite à la plainte déposée par des habitants du bidonville, Médecins du Monde et le Secours catholique contre l’État pour les conditions de vie dans lesquelles sont mises et laissées les 6000 personnes qui y vivent.
Les habitant-e-s de la partie du bidonville qui doit être détruite pour faire place aux containers aménagés promis par Manuel Valls avaient jusqu’à aujourd’hui dimanche pour libérer la place. Une partie des personnes refuse de bouger, les autres sont simplement restées là où elles étaient, on ne sait pas ce qui va se passer demain lundi. Dans le climat de violence actuel de la part de l’État, on est inquiet.
Les habitant-e-s qui refusent d’aller défricher un emplacement pour y poser la tente qui leur serait donnée ont publié un communiqué expliquant leur position :
- « Construction of the new camp will be right in the middle of the current camp but it is not a real solution for the problems of refugees.
- The capacity of the new camp is 1500 places which is not sufficient for the refugee population of Calais.
- The place the government has chosen for the construction is not viable to build a camp.
- Decisions taken by the French government are unclear to us.
- The French government forces refugees to evacuate the zone chosen for the construction of the new camp.Therefore we, the refugees present in this area, refuse to submit to this ingrate politics of anti-solidarity. The day that the government forces us to leave for this construction, that will be the day of our protest. »
La traduction en français :
- « La construction du nouveau camp sera en plein milieu du camp actuel, mais ce n’est pas une véritable solution pour les problèmes des personnes réfugiées.
- La capacité du nouveau camp est de 1500 places, ce qui n’est pas suffisant pour la population réfugiée de Calais.
- La zone choisie par le gouvernement pour la construction n’est pas viable pour un camp.
- Les décisions prises par le gouvernement français nous paraissent peu claires.
- Le gouvernement français force des personnes réfugiées à évacuer la zone choisie pour la construction du nouveau camp.
En conséquence nous – les personnes réfugiées présentes dans cette zone – refusons de nous soumettre à cette irrespectueuse politique d’anti-solidarité. Le jour où le gouvernement nous forcera à partir pour démarrer les travaux, nous protesterons collectivement. »
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vrijdag 25 juli 2014
FRANCE : CALLAIS : OCCUPATION GALOU : NOUVELLES DU PROCÈS

Comme on pouvait s’y attendre dans un contexte politiquement miné, le verdict du tribunal d’instance de Calais concernant l’occupation des locaux abandonnés de l’ancienne entreprise Galloo par des exilés et des militants se situe dans un entre-deux bizarre : le délais légal de deux mois pour quitter les lieux n’est pas respecté, l’expulsion n’est pas immédiate non plus; les occupants ont dix jours pour quitter les lieux, à partir de la signification du jugement, à partir de quoi la police pourra procéder à l’expulsion, les recours possibles n’étant pas suspensifs. Il faudra lire les attendus du jugement pour voir quels sont les arguments qui justifient cette cotte mal taillée.
Assemblée générale ce soir à l’occupation Galou : en effet, contrairement aux autorités qui n’ont que la violence pour langage, les exilés et leurs soutiens ont choisi la parole et la décision en commun.
La tonalité générale est de refuser de quitter les lieux. Tous les habitants n’ayant pas participé à l’assemblée générale, les choses doivent être rediscutées avec chacun, et confirmées en assemblée générale demain.
D’ores-et-déjà, toute personne et tout collectif est bienvenu pour apporter son soutien, à distance ou ici, pour que l’occupation Galou soit un foyer de résistance et de créativité.
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OCCUPATION GALOU : ATTENTE
24Jeudijuil 2014
Assemblée générale des habitants et des soutiens ce mercredi en fin de journée à l’occupation Galou, les anciens locaux de l’entreprise Galloo abandonnés et occupés depuis le 12 juillet par des exilés et des militants. Derrière la passivité apparente, chacun s’est rapproché insensiblement, d’autres réagissent de loin. Le jugement concernant le lieu doit être rendu ce jeudi après-midi, incertitude donc d’ici-là. Les termes du débat sont posés, soit une décision d’expulsion sans délais, soit un délais pour rester dans les lieux. Dans un cas, que faire et où aller ? Dans l’autre comment mieux organiser la vie dans le lieu ? Quelques points de vue échangés, et date est prise jeudi en fin d’après-midi, après que la décision soit connue.
Un calme apparent, derrière lequel sourd l’inquiétude. À l’extérieur, le chaos continue à Calais. Tensions autour du campement qui s’est créé suite aux expulsions du 28 mai et du 2 juillet sur les terrains de l’usine Tioxide. Tensions autour du port, de ses accès, des parkings. Aux tentatives discrètes de monter dans les camions ont succédé des tentatives en groupes importants, souvent en plein jour, souvent sans passeurs, désorientant les contrôles habituels.
De plus en plus de voix disent qu’il faut essayer autre chose, que les expulsions à répétition ne solutionnent rien, voire qu’elles aggravent les problèmes.
Dans un premier temps, accueillir les gens dignement, leur permettre de se poser, d’accéder à l’information, de réfléchir leur projet. La tension baisserait nécessairement. Puis proposer aux personnes des possibilités de se poser de manière durable en Europe : elles ne sont pas venues jusqu’ici pour stagner dans un lieu d’accueil fut-ce le plus confortable, mais pour reconstruire leur vie en Europe, travailler, fonder une famille ou faire venir la leur si elle est restée en arrière. Sans solution durable, les gens continueront leur route, sous les camions puisque c’est la seule issue que les autorités leur laissent.
Aux autorités françaises de faire le premier pas, puisque ces exilés sont sur leur sol. Et qu’on ne dise pas qu’on ne sait trouver des solutions pour quelques centaines de personnes, alors que des pays pays bien plus pauvres accueillent des centaines de milliers ou des millions de réfugiés. Puis, par cercles concentriques, impliquer les autorités britanniques et l’Union européenne dans la recherche de solutions plus globales.
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woensdag 23 juli 2014
FRANCE : CALAIS : OCCUPATION GALOU : JOUR DE PROCÈS
Un cour de français se termine dans la cour de l’ancienne usine Galloo occupée depuis dix jours par des exilés et leurs soutiens. Beaucoup de monde est rassemblé tout autour, des habitants du squats, mais aussi des exilés habitant les campements de la périphérie, qui viennent l’après-midi se laver, recharger leur portable, profiter d’un moment de répit, voir des amis. Les tables et les chaises apportées par Emmaüs participent à la convivialité de l’espace. L’équipe de cuisine a fini de préparer le repas, chacun va chercher une assiette – sauf les personnes qui respectent le jeûne du ramadan, qui partageront elles le repas à la tombée de la nuit. Plus loin des bâtiments, Médecins du Monde installe une troisième grande tente pour accueillir les nouveaux venus, des exilés se lavent ou lavent leurs vêtements.
C’était un jour un peu particulier pour l’occupation Galou. Onze personnes, exilés et soutiens, avaient donné leur identité comme habitants du lieu et étaient convoqués au tribunal d’instance ce matin dans la cadre d’une procédure en référé (en urgence) pour décider d’une expulsion éventuelle. Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées devant le tribunal en soutien. Le jugement est mis en délibéré, et sera rendu jeudi après-midi. Encore deux jours de suspens pour savoir si le lieu risque une expulsion immédiate ou s’il y aura un délais.
L’audience a duré plus d’une heure, suite à quoi la juge s’est rendue sur les lieu constater par elle-même, accompagnée par les avocats des deux parties (propriétaire et habitants). Cela tranche heureusement avec les habitudes du tribunal d’instance de Calais. D’habitude, un huissier vient constater l’occupation du lieu et demande en français leur identité à des exilés qui ne comprennent pas. Comme l’identité des habitants n’est pas établies, ils ne sont pas convoqués au tribunal et le jugement se fait sans débat contradictoire. Les juges reprennent un quasi copié-collé de la requête du propriétaire, même s’ils n’ignorent pas le contexte calaisien et les droits des habitants des squats, demandeurs d’asile, mineurs, personnes en détresse sociale, droits qui devraient pondérer leur jugement.
Un autre procès avait lieu cet après-midi, au tribunal de grande instance de Boulogne/Mer. Il y a deux mois la police fait irruption dans un squat. Le délais de flagrance est passé, différentes preuves dont un contrat EDF l’attestent. Peu importe, les personnes présentes sont arrêtées, placées en garde-à-vue, puis libérées sans charges. Sauf deux militants qui ont refusé le prélèvement de leur ADN et de leurs empreintes digitales, ne voulant pas être fichés en raison de leur engagement. Journée chargée au tribunal, à 21h ils n’avaient pas encore comparu.
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donderdag 10 juli 2014
World : No Border Calais

EXILÉS À CALAIS : INFOS J+5
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Senaye dit qu’il a dix ans, il en fait moins. Quand il habitait au lieu de distribution des repas, on pensait qu’il était avec sa mère, puisqu’il y avait des femmes. Mais non, il fait la route tout seul. Et il est à la rue comme les autres. Il a l’air fatigué et un peu perdu.
Un jeune exilé de quinze ans aurait été renversé sur la rocade de Calais dimanche soir. On n’en sait pas plus pour l’instant.
Comme d’habitude dans les moments de chaos et de violence, ce sont les plus vulnérables qui payent le plus cher. Et on ne rappellera jamais assez que la protection des mineurs en danger est une obligation pour l’aide sociale à l’enfance, sous la responsabilité du président du conseil général, et qu’il ne devrait pas y avoir de mineurs à la rue.
Du côté des centres de rétention :
Rennes : tous libérés lundi par le juge des libertés et de la détention (JLD), ils sont hébergés à Rennes par le comté de soutien pour être présent à l’audience du tribunal administratif aujourd’hui mardi. Cette étape est importante pour que l’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) soit abrogée et qu’ils ne risquent pas d’être à nouveau placés en rétention s’ils sont arrêtés par la police.
Lille – Lesquin : tous libérés par le JLD pour "rétention illégale". Ils sont de retour à Calais.
Le Mesnil-Amelot : quinze personnes ont été expulsées lundi matin en car vers l’Italie avant le passage devant le juge. Tous les autres ont été libérés. Les premiers étaient de retour à Calais hier en fin de journée.
Palaiseau : 13 personnes libérés vendredi suite à l’abrogation de l’OQTF par le tribunal administratif. Les autres ont été libérées lundi matin avant le passage devant le juge, mais seront représentés à l’audience par leur avocat.
Plaisir : 9 personnes renvoyées en Italie avant de voir le juge. Trois ont été libérées suite à l’abrogation de l’OQTF, huit autres sont encore en rétention, le tribunal administratif ayant rejeté leur recours.
Oissel : une personne a été libérée vendredi. Les 29 autres devaient l’être hier lundi dans la journée, la préfecture n’ayant pas demandé le maintien en rétention (à confirmer).
Metz : pas d’information pour le moment.
Note : le droit français n’est pas toujours simple. Deux juges peuvent donc intervenir par rapport aux personnes placées en rétention. Le Juge des Libertés et de la Détention examine la légalité des conditions d’interpellation et de placement en rétention, et se prononce au plus tard le cinquième jour de rétention sur la prolongation de 20 jours du placement en rétention, puis le 25e jour sur une nouvelle prolongation de 20 jours, la durée maximale de rétention étant de 45 jours. Le Tribunal administratif doit être saisi par la personne. Il se prononce sur la légalité des décisions prises par l’autorité administrative (le préfet) : placement en rétention, Obligation de Quitter le Territoire Français, pays vers lequel la personne va être expulsée.
Bron : No Border
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donderdag 3 juli 2014
France : EXPULSIONS À CALAIS NOUVELLES INFOS
Une partie des exilés arrêtés ce matin ont été envoyés dans des centres de rétention, Coquelles (près de Calais) environ 40, Lille – Lesquin, le Mesnil – Amelot, près de Paris. Des personnes en rétention à Rennes auraient été transférées dans des centres de rétention du sud de la France pour libérer des places, et une vingtaine d’exilés arrêtés à Calais seraient attendus à Rennes. Des places (180 à 200) sont disponibles dans les centres de rétention de Plaisir, Palaiseau, Rouen, Rennes, Mesnil Amelot, Wassel.
Des mineurs (une cinquantaine, érythréens et soudanais) ont été transférée dans un camp à Boulogne/Mer, d’autre près de Béthune.
Des exilés ont été envoyés à Boulogne et Dunkerque, probablement dans des commissariats.
Une petite cinquantaine sont encore au lieu de distribution des repas, sans qu’on sache pourquoi ils sont encore retenus là.
Trois cent vingt exilés ont été arrêtés selon la préfecture.
Le président de Salam, un membre de l’Auberge des Migrants et un membre de No Border ont été arrêtés placés en garde-à-vue.
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France : EXPULSIONS CE MATIN À CALAIS - 02 Mecredi juillet 2014
À distance et derrière les grilles, les bus qui doivent emmener les exilés arrêtés au lieu de distribution des repas.
Les trois squats ouverts par le collectif "Salut ô Toit" et le lieu de distribution des repas occupés depuis un mois par des exilés ont été évacués ce matin. Les militants et journalistes ont été éloignés de manière à ce qu’ils ne puissent pas voir ce qui se passait à l’intérieur du lieu de distribution.
Les personnes sont arrêtées et emmenées dans des bus.
Des places auraient été libérées ces derniers jours dans différents centres de rétention. La perspective semble donc que les expulsions de squats et du campement soient suivies d’expulsions du territoire. Les autorités se serviront sûrement du "dispositif exceptionnel" mis en place à Calais la semaine dernière comme argument pour dire que les personnes qui n’ont pas demandé l’asile à cette occasion peuvent être renvoyées sans inconvénient dans leur pays.
Une violence de plus, qui rappelle la séquence Besson en 2009 et les tentatives de renvoyer les Afghans dans leur pays. Et la répétition de ce qui se fait depuis douze ans.
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vrijdag 27 juni 2014
FRANCE : EXPULSION DU LIEU DE DISTRIBUTION DES REPAS : L’OURS DÉFENDRA SA PEAU

La plainte de la mairie, mise en scène sur un présentoir à l’attention de certains riverains, mais pas d’autres qui n’ont aps voix au chapitre.
Des toilettes rarement nettoyées et en nombre insuffisant, malgré les multiples interpellations des associations. La mairie de Calais crée l’insalubrité dont elle se prévaut pour demander l’expulsion.
Des déchets qui s’amoncellent, des poubelles qui ne sont ramassées qu’après de multiples pressions. Mais le jour où on affiche une demande d’expulsion, les poubelles sont ramassées comme par magie. Comme quoi quand on veut on peut.
Cette photo a été prise en octobre 2013 au campement de la rue Lamy, quand il n’avait qu’une cinquantaine d’habitants. Pendant des mois les associations ont interpelé la mairie pour obtenir le ramassage des poubelles. L’insalubrité est un des arguments mis en avant pour justifier l’expulsion.
L’insalubrité a également été utilisée pour obtenir la décision d’expulsion du squat de la rue Mouron. L’insalubrité sert aussi à justifier l’utilisation d’une procédure d’urgence. Ici, la décision en urgence est prise en juillet 2013 alors que le lieu est habité depuis octobre 2012 dans les mêmes conditions d’insalubrité. Il sera évacué en septembre 2013.
L’expulsion du squat de la Rue neuve en octobre 2013 pour insalubrité, selon la même procédure d’urgence, alors que le squat était habité depuis un an. Lorsque les habitants d’un squat déposent leurs poubelles sur le trottoir, les éboueurs ne les ramassent systématiquement pas. L’accumulation d’immondices entraine des réactions négatives des riverains et conforte les préjugés racistes, que la maire de Calais exploite ensuite politiquement. Elle crée la situation, puis en tire profit.
En fin d’après-midi, un huissier accompagné de deux policiers municipaux est venu déposer deux présentoirs sur lesquels était fixé le dossier d’une centaine de pages en français de la saisine du tribunal administratif par la mairie de Calais pour obtenir l’expulsion des personnes occupant le lieu de distribution des repas.
Dans le dossier, il y a un formulaire en français que doivent signer les occupants du lieu auxquels la plainte a été signifiée. L’huissier essaye de faire signer des exilés, qui refusent de signer un papier qu’ils ne comprennent pas. Il apostrophe par son nom un bénévole présent, qui lui réplique qu’il n’habite pas là. L’huissier insiste pour avoir sa signature. Un bénévole naïf aurait peut-être signé sans savoir les conséquences. Est-ce la loi de trouver un quidam qui n’habite peut-être pas là pour signer un document qu’il ne comprend pas ?
Les occupants du lieu essayent de comprendre ce qui se passe. Lecture du document, explications, traduction. La mairie de Calais a saisi le tribunal administratif en référé (procédure accélérée) pour demander l’expulsion des personnes occupant le lieu de distribution des repas. L’audience est fixée au lendemain vendredi 27 juin à 9h30. On signifie la convocation au jugement en fin d’après-midi pour le lendemain matin à Lille à des personnes ne comprenant généralement pas le français.
Peut importe, on téléphone pour trouver un avocat pouvant représenter les exilés au procès – pour que celui-ci soit à-peu-près équitable, même si l’avocat n’a concrètement pas le temps de prendre connaissance du dossier – ce qui peut motiver un report d’audience et permettre de gagner le temps de vraiment préparer la défense.
L’affichage de la plainte sur des présentoirs aux accès du lieu de distribution des repas est destinés aux riverains hostiles aux exilés – les autres n’ont pas droit à la parole – et met en scène une opposition entre « Calaisiens » et « migrants » qui sert à masquer que la maire de Calais ne fait rien pour les Calaisiens et mène une politique contraire aux intérêts du territoire.
Comme souvent, les exilés ont répondu de manière digne. Quand sont venus les bénévoles qui avaient prévu de discuter des violences policières, et qu’ils leur ont expliqué la situation, les enjeux, leur ont dit qu’ils avaient trouvé un avocat pour les défendre, ils et elles ont été plus de trois cents à donner leur nom et signer la délégation de pouvoir à l’avocat pour les représenter. Face à la violence qu’ils subissent chaque jour ils ont opposé le respect de leurs droits.
Sachant que la mairie de Calais saisit le tribunal de ses propres turpitudes. Lorsque jour après jour les exilés collectent leurs déchets dans des sacs-poubelles et les déposent pour qu’ils soient collectés, c’est la mairie de Calais qui crée l’insalubrité en ne les ramassant pas. Lorsque les associations interpellent la mairie pour nettoyer les trois toilettes chimiques qui sont à l’entrée du lieu de distribution des repas et augmenter leur nombre en fonction du nombre de personnes qui utilisent le lieu ou vivent à proximité immédiate, et n’obtiennent aucune réponse, c’est bien la mairie de Calais qui crée l’insalubrité.
Évacuer le lieu de distribution des repas pour aller où ? La question est la même qu’à la veille de l’expulsion e campements du 28 mai. Et toujours pas une trace de solution de la part des autorités.
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