Selon le CRISP, la société civile désigne « l’auto-organisation des citoyens indépendamment de l’État, des partis politiques et du monde économique. (…) Davantage que la notion d’association et a fortiori de pilier, la société civile est censée désigner des organisations citoyennes jalouses de leur indépendance à l’égard de l’État et des partis et attentives à l’implication concrète de leurs membres. (…) La société civile est de plus en plus intégrée aux processus décisionnels, notamment afin d’accroître la légitimité des décisions qui sont adoptées. En conséquence, la notion de gouvernance – qui renvoie à la gestion de la chose publique non plus uniquement par l’État, mais aussi par l’ensemble des acteurs qui forment la société civile – tend à s’imposer. »
Cette société civile est aujourd’hui sous pression. Parce qu’on menace de supprimer les subventions de certaines associations voire même de les dissoudre, ou encore parce qu’on poursuit certain·es activistes dans les tribunaux. Pour mieux comprendre ce qui se trame, nous vous proposons 5 articles, à la rencontre de juristes, ou encore d’activistes. |
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Dissolution, interdiction, suspension… persécution ? | Dissoudre une organisation radicale, pourquoi pas ? En effet, si une organisation développe des idées extrémistes, radicalise son discours ou ses actions, n’est-ce pas le rôle du gouvernement de protéger la population contre ses éventuels méfaits ? C’est ce que s’engage à faire le gouvernement fédéral, dans sa déclaration gouvernementale d’abord, au moyen d’un avant-projet de loi (dit « projet Quintin », du nom du Ministre de l’Intérieur qui le porte) ensuite. La réponse à ces questions, essentiellement négative, se doit d’être nuancée.
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| Le subventionnement public comme outil de fragilisation de la vie associative | Le riche tissu associatif belge, fruit de luttes sociales et véhicule central de l’action collective, s’est construit lentement et non sans douleur. Malgré les fluctuations dans le soutien étatique aux associations et autres organisations sans but lucratif, celles-ci ont su s’imposer comme des actrices incontournables du modèle social belge.
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Le gouvernement flamand ne se contente pas de supprimer les subventions accordées aux organisations critiques. Il détruit également l’État de droit et la démocratie. | Le 13 novembre 2025, après près de deux mois de discussions politiques à huis clos, le gouvernement flamand a décidé de s’écarter de la pratique établie consistant à suivre l’avis de la commission indépendante qu’il avait lui-même créée afin d’évaluer de manière exhaustive les organisations qui demandent des subventions pour des activités socioculturelles destinées aux adultes (SCW).
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| La désobéissance civile devant les tribunaux | Cet article a pour objectif de faire le point sur la désobéissance civile face aux tribunaux. Il aborde successivement les questions suivantes : 1. Qu’est-ce que la désobéissance civile ? ; 2. Quelle est l’actualité belge en matière de désobéissance civile confrontée aux tribunaux ? 3. Comment se positionnent les juges pénaux face à la désobéissance civile ? En résumé, il tente d’esquisser comment le droit pénal réagit face à la désobéissance civile en Belgique.
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« Désobéir est parfois un devoir démocratique » : Anuna et Rachida, activistes face à la répression | De la justice climatique à la Palestine, de la désobéissance civile au travail grassroots, Anuna De Wever et Rachida Aziz défendent une lecture systémique des luttes au travers de leur collectif HOTM, Headquarters of the Movement. À l’instar de beaucoup d’activistes en ce moment, ce combat leur vaut une répression croissante, comme en témoigne les poursuites pour «association de malfaiteurs» que vient de traverser Anuna De Wever pour avoir taggué Free Palestine sur le container d’une société en lien avec la production de matériel militaire utilisé durant le génocide en Palestine. Entretien croisé sur la répression des mouvements sociaux, la convergence des luttes et le sens de la désobéissance. Lire la suite...
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Comité de rédaction : Emmanuelle de Buisseret Hardy, Sibylle Gioe, Margaux Hallot, Manuel Lambert, Jennifer Lemaire, Pierre-Arnaud Perrouty, Aline Wavreille Ont participé à ce numéro Rachida Aziz, Anuna De Wever, Olivier Hustin, Marie Jadoul, Matthias Sant’Ana, Lichen Ullman
Illustrations : Mathilde Collobert
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| | La militarisation de la société Un budget militaire gonflé à bloc. Une lettre envoyée à des mineurs de 17 ans pour les inciter à passer un an dans l’armée. L’utilisation par la police d’une arme de guerre pour gérer les manifestations. Des militaires en rue, avec des pouvoirs toujours plus proches de ceux de la police. Des couvre-feux et un isolement comme mesures de sécurité. Des drones pour surveiller nos communes.
La militarisation de la société et de notre espace public est en marche, avec le risque en chemin, de piétiner une partie de nos droits humains. Analyses, témoignages et alternatives sont au cœur de cette Chronique. |
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