Rappel MANIFESTATION : LE LOGEMENT EST TROP CHER SAM 28/3 14H Gand GARE SAINT-PIERRE Jeudi 26/3 à 14h, nous nous réunissons dans la Meersenierstraat pour des slogans, des témoignages, des discours, … Bienvenue Tél. 0497/23.07.60
OPINION Stop à la chasse aux locataires sociaux : un foyer n’est pas une froide statistique C’est avec une indignation croissante que je lis les récentes déclarations du député Gijs Degrande (N-VA) sur la « sous-occupation » des logements sociaux. Une fois de plus, une crise du logement complexe est réduite à un calcul froid, où le locataire est désigné comme bouc émissaire. Il ne s’agit pas d’un incident, mais d’une stratégie délibérée. Depuis des années, nous voyons comment la N-VA, et plus récemment aussi des partis comme Anders, stigmatisent systématiquement les locataires sociaux comme des « profiteurs ». L’objectif est transparent : démanteler le succès du logement social afin de préparer le terrain à une privatisation idéologique. Le terme « sous-occupation » est, dans ce contexte, un fantôme politique, un prétexte pour s’en prendre à quelqu’un déjà acculé. Lorsque les enfants quittent le foyer, la famille diminue sur le papier, mais elle continue d’exister. Un logement social est un foyer, pas une chambre d’hôtel temporaire. Un grand-parent doit-il fermer la porte à ses petits-enfants qui veulent passer la nuit ? Dans les appartements beaucoup trop petits où l’on veut reléguer ces personnes, il n’est plus question d’une vie familiale digne. De plus, ce discours sent la justice de classe révoltante. Alors qu’on s’acharne sur le locataire social pour chaque chambre « inutilisée », on garde le silence total sur le marché privé, où pas moins de 40 % des logements sont « sous-occupés ». Pourquoi le propriétaire d’une villa dont les enfants sont partis ne se voit-il pas infliger une « amende pour sous-occupation » ? L’espace de vie est apparemment un privilège intouchable pour les plus aisés, mais une propriété froide de l’État pour ceux qui louent modestement. Cette mobilisation ne se limite pas à elle-même. Nous nous joignons à la Journée internationale d’action pour le logement, au cours de laquelle des personnes dans le monde entier revendiquent leur droit au logement. Il y a exactement un an, le tribunal, dans l’affaire Woonzaak, condamnait le gouvernement flamand pour sa politique du logement défaillante. Au lieu de tirer les leçons, on choisit d’attaquer les plus faibles. Le manque de logements est le résultat de décennies de mauvaise gestion politique, et non la faute du locataire. Nous n’acceptons plus l’intimidation ni la stigmatisation. C’est pourquoi nous passons à l’action. Ce samedi 28 mars à 14h00, Volksraad se rassemble à la gare Saint-Pierre de Gand pour une grande manifestation pour un logement abordable. Nous exigeons le respect des locataires et la fin du démantèlement froid de notre droit à un foyer. De Troyer Johan activiste du logement – De Volksraad 0492/17.83.71 |
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