Émeutes et répression au centre fermé de Bruges : “C’est une honte ce centre”
On vous partage quelques voix des personnes détenues au centre fermé de Bruges, suite à des appels ce 18 avril 2026.
“Hier soir protestation, car on nous a interdit de fumer avant d’aller dormir : bagarre avec les gardiens. Cinq détenus ont été mis au cachot. Violemment.”
“Ce jour, certains voulaient faire une grève de la faim. Le “meneur” a été mis à l’écart, les détenus ont entendu à plusieurs reprises des “au secours” de sa part, puis plus rien. Le silence…Il serait au cachot…”
Ce lundi 20 avril, la majorité des détenus qui se sont insurgés ont été transférés dans d’autres centres ou changés d’aile pour faire taire les mouvements de solidarité.
Les détenus insistent pour qu’on vienne manifester devant le centre : “C’est une honte ce centre“
Un détenu de Bruges tenait à nous faire passer ce message :
“Bonjour, je vous ai contacté par rapport à ce qu’on a dit tout à l’heure. Je vais commencer avec l’hygiène. Comme j’ai dit tout à l’heure, les douches sont dégueulasses. La nourriture est pourrie et insuffisante. On dort à 20 dans une cellule avec des lits superposés. C’est vraiment invivable et tout ça.
Il y a personne pour faire bouger les choses, porter notre voix. On est tous ici dans la même galère. Et on galère.
Quand il y a des maladies, on coupe nos ongles avec le même instrument, on fait tous la même dans la douche. Ils nous laissent pas dormir, il nous réveillent à 8h du matin. On doit dormir à 22h : ils éteignent la lumière.
Y a pas d’ hygiène, c’est pas propre.
Y a pas les conditions pour une vie privée.
Priver quelqu’un de sa liberté pour le jeter là, c’est contre l’humanité.
Les surveillants, il y a des surveillants qui nous traitent avec du racisme ici. On est tous des numéros.“
Les conditions de détention à Bruges sont horribles. Force et solidarité aux personnes qui doivent les subir.
Mais même avec de meilleures conditions, les centres fermés, on en voudrait pas !
La privation de liberté tue, les frontières tuent.
SOUTIEN AUX DÉTENU·ES DE BRUGES ET D’AILLEURS
QUE BRÛLENT CES CENTRES FERMÉS
HONTE À L’ÉTAT, À BAS L’ÉTAT
LIBERTÉ POUR TOUSTES
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