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Rendre Liszt intime est un risque : Waldmann le relève avec dévotion. Son interprétation de la première Consolation ne recherche pas la virtuosité, mais la pureté du geste. Chaque note est comme une goutte de lumière qui tombe dans le silence, une caresse qui renaît du vide. Waldmann ne semble pas interpréter, mais écouter Liszt qui s'exprime à travers elle. Son toucher est transparent, presque ascétique, et pourtant, il vibre d'une intensité contenue qui frôle la prière. Cette « consolation » n'est pas seulement un exercice romantique : c'est un acte de compassion, une main tendue vers l'âme blessée du monde. Dans son minimalisme, Blandine Waldmann nous rappelle que la plus grande virtuosité est de savoir disparaître derrière la musique.
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