Bonjour,
Ces derniers mois, tout s’est (aussi) joué en coulisses. Derrière ces 614 jours sans gouvernement de plein exercice à Bruxelles, il n’y a pas qu’un feuilleton institutionnel : il y a une association, il y a tout un secteur, celui du social, qui a tremblé - et continue de le faire.
Pendant que l’urgence restait la même - accueillir, protéger, accompagner au quotidien des personnes sans chez-soi - une autre réalité s’imposait : celle d’une direction et d’équipes qui, pendant plus d’un an et demi, se sont souvent retrouvées sans interlocuteurs politiques stables, à naviguer entre incertitudes, reports et décisions gelées. Et quand l’exécutif manque, ce sont aussi les leviers de financement, de programmation et de pilotage des politiques publiques qui se grippent, avec un impact direct sur les associations.
À L’Ilot, nous avons pourtant des certitudes : aujourd’hui, plus qu’hier, notre travail de première ligne est indispensable. Et notre plan stratégique, qui vise à mettre le logement au cœur de notre action, restera plus que jamais notre pilier. Parce ce que ce que nous voyons, chaque jour, à L’Ilot, raconte une réalité insupportable qui s’installe : la grande précarité gagne du terrain, et les parcours se durcissent.
C’est pourquoi, malgré le contexte, nous avons fait le pari de tenir notre ligne : politique, militante, combative. À tous les niveaux de notre association, une même boussole guide nos actions : permettre aux personnes de s’approprier un chez-soi digne, abordable et pérenne. |
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| 12 février : un gouvernement bruxellois, enfin ! |
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Après 614 jours d’attente, le monde associatif accueillait forcément l’accord de gouvernement avec un mélange de soulagement et d’inquiétudes. Mais, comme l’explique Ariane Dierickx, directrice générale de L'Ilot, retrouver des interlocuteurs politiques est déjà une bouffée d’air : « 𝘌𝘯𝘧𝘪𝘯, 𝘰𝘯 𝘷𝘢 𝘢𝘷𝘰𝘪𝘳 𝘦𝘯 𝘧𝘢𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘵𝘦𝘳𝘭𝘰𝘤𝘶𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘲𝘶𝘪 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦𝘳 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥𝘦𝘳 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘲𝘶𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘲𝘶𝘪 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘭𝘪𝘦́𝘦𝘴 𝘢𝘶𝘹 𝘨𝘳𝘢𝘯𝘥𝘴 𝘦𝘯𝘫𝘦𝘶𝘹 𝘥𝘶 𝘴𝘦𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘶 𝘴𝘢𝘯𝘴-𝘢𝘣𝘳𝘪𝘴𝘮𝘦.
Si l’accent mis sur l’urgence rassure en partie, l’enjeu reste clair : renforcer aussi les solutions durables, pour permettre aux personnes de sortir définitivement de la rue. « 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘪𝘮𝘱𝘰𝘳𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦𝘴 𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘰𝘭𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘦 𝘵𝘺𝘱𝘦 « 𝘢𝘤𝘤𝘶𝘦𝘪𝘭 𝘥’𝘶𝘳𝘨𝘦𝘯𝘤𝘦 », 𝘮𝘢𝘪𝘴 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘢𝘶𝘴𝘴𝘪 𝘦𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵𝘪𝘦𝘭 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦𝘴 𝘱𝘶𝘪𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘰𝘳𝘵𝘪𝘳 𝘥𝘦́𝘧𝘪𝘯𝘪𝘵𝘪𝘷𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘳𝘶𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘥𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘰𝘴𝘪𝘵𝘪𝘧𝘴 𝘥𝘦 𝘵𝘺𝘱𝘦 « 𝘭𝘰𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 ». A𝘭𝘰𝘳𝘴, 𝘰𝘯 𝘴𝘢𝘭𝘶𝘦 𝘭𝘦 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘋𝘗𝘙, 𝘰𝘯 𝘱𝘢𝘳𝘭𝘦 𝘥’𝘢𝘮𝘦́𝘭𝘪𝘰𝘳𝘦𝘳, 𝘥’𝘢𝘤𝘤𝘦𝘯𝘵𝘶𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘰𝘴𝘪𝘵𝘪𝘧𝘴 𝘥𝘦 𝘵𝘺𝘱𝘦 𝘏𝘰𝘶𝘴𝘪𝘯𝘨 𝘍𝘪𝘳𝘴𝘵 𝘰𝘶 𝘢𝘨𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘪𝘮𝘮𝘰𝘣𝘪𝘭𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘢𝘭𝘦. » |
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Une première réaction, mais la dernière d’une longue série tant L’Ilot a tout fait ces dernières semaines pour faire entendre la voix de son plaidoyer dans les médias.
Quelques jours plus tôt, dans un article paru dans le quotidien français Le Monde, Ariane Dierickx, rappelait que L’Ilot est souvent le « dernier filet de sécurité » pour les personnes en situation précaire. Le son de cloche était le même dans Le Figaro le 1er février dernier ou sur les bancs du Parlement bruxellois lors du grand débat organisé en direct par BX1. |
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 | | Ariane Dierickx sur BX1 : "Si on attendait sur le terrain d'être dans une situation idéale pour accompagner les personnes, ça fait longtemps qu'on aurait arrêté nos métiers !" |
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| Un centre de jour mixte saturé |
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Si la priorité d’une association comme la nôtre reste d’offrir un espace digne et respectueux à nos publics, nous connaissons aussi l’importance de visibiliser nos combats. C’est dans ce cadre qu’a eu lieu début janvier, la visite dans notre Centre de jour mixte d’une équipe de télévision d’RTL TVI.
Le but du reportage était de revenir sur la période saturation que le centre avait connu pendant la période des fêtes de fin d’année, avec parfois jusqu’à 150 personnes accueillies sur une seule journée entre Noël et Nouvel-An. |
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| Un reportage qui avait notamment choisi de mettre en avant les trajectoires d’Anne et Éric. Un couple sans domicile fixe depuis dix mois dont l’intervention aura durablement marqué les téléspectateurs et entrainé par la suite, une importante mobilisation. |
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| #Frigo Vide : pour un accès facilité à une alimentation de qualité |
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À L’Ilot, nous sommes convaincu·es que l’accès à une alimentation de qualité est un droit fondamental, pas un privilège.
En Wallonie et à Bruxelles, la précarité alimentaire explose… et les services d’aide sont à bout de souffle, faute de moyens. |
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En tant que membres de la concertation alimentaire de la Fédération des Services Sociaux - FdSS, nous soutenons la campagne #FrigoVide pour rendre visible cette urgence et appeler les gouvernements à agir maintenant. Une carte blanche collective, signée notamment par L’Ilot, appelle les gouvernements à prendre des mesures urgentes pour garantir ce droit fondamental.
Rejoignez la mobilisation : partagez et relayez le hashtag #FrigoVide. Parce qu’en 2026, en Belgique, se nourrir ne devrait jamais être un luxe. |
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| Des footeux au rendez-vous de l'associatif ! |
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Et puis, il y a les initiatives heureuses. Comme quand la route des champions de Belgique de l’Union Saint-Gilloise croise celle de nos travailleur·euses de terrain.
Par l’intermédiaire de son capitaine emblématique Christian Burgess, le club Saint-Gillois s’est prêté au jeu de la collecte de fonds, réunissant sur le seul mois de janvier près de 10 000 euros grâce à l’Ilot Solidarity Challenge !
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