 On Wednesday 1 July, after a pause of one month, the state evicted several living places of people on the move in Calais near the hospital center. |
The next day, Thursday 2 July, around 10 vans of police – along with officials from the prefecture and outsourced “cleaning” and demolition companies (Delbende) – returned. Whilst two excavators were destroying one of the living site, some people surrounded and climbed onto one of them to try to stop it / slow it down. |
Despite attempts to block it, the driver of the excavators tried to continue its job, trying to make the people on the roof fall down, to hit them with the mecanic arm, and to roll over the people doing the sit-in. Although a cover was placed over the windshield in an attempt to stop it, it continued to drive without any visibility. |
Quickly, dozens of people, including people on the move and people in solidarity, gathered around the excavator. Several things were thrown by the crowd, one rock smashed through the window of the excavator. Then the 2 excavators retreat towards the large group of police. |
A short time later, 9 people were arrested on a roundabout near the camp. A spontaneous protest of around 50 people arrived in solidarity, and the cops arrested 2 of the protestors. |
The 11 people spent the day in custody, accused of vandalism, but at the end of the day everyone got released without charges, all remaining silent and for many without giving any fingerprints and having no documents with them. It seems that none of the people arrested where on the move. |
Fire to deportation centers, to every borders, and bricks to the excavators! |
Update: Friday 3 July, the cops and the excavators didn’t come back to evict the camp. |
Calais – une pelleteuse d’expulsion éclatée ! |
Mercredi 1er juillet, après un mois d’interruption, l’état a expulsé plusieurs migrant-es du campement près du centre hospitalier de Calais. |
Le lendemain, jeudi 2 juillet, une dizaine de fourgons de police, accompagnés de représentants de la préfecture et d’entreprises de “nettoyage” et de démolition (Delbende), sont revenus sur les lieux. Alors que deux pelleteuses détruisaient un des habitats, des personnes ont encerclé et grimpé sur l’une d’elles pour tenter de l’arrêter / la ralentir. |
Malgré les tentatives de blocage, le conducteur de la pelleteuse a persisté, cherchant à faire tomber les personnes sur le toit, à les frapper avec le bras mécanique et à rouler sur les personnes qui faisaient le sit-in. Alors qu’une couverture a été posée sur le pare-brise pour tenter de l’arrêter, il a continué à rouler sans aucune visibilité. |
Rapidement, des dizaines de personnes, migrant-es et solidaires, se sont rassemblées autour de la pelleteuse. Plusieurs objets ont été jetés par la foule, et une pierre a brisé une vitre de la pelleteuse. Les deux pelleteuses sont alors parties du camp se protéger derrière de nombreux policiers. |
Peu après, 9 personnes ont été arrêtées sur un rond-point près du camp. Une manifestation spontanée d’une cinquantaine de personnes s’est formée en solidarité, et la police a interpellé 2 manifestant-es. |
Les 11 personnes ont passé la journée en garde-à-vue, accusées de dégradations, mais ont finalement été relâchées sans inculpation, en gardant toutes le silence et pour beaucoup en refusant les prises d’empreintes digitales et sans papiers d’identité sur elles. Il semblerait qu’aucune des personnes arrêtées n’était migrant-e. |
À bas les centres de rétention, toutes les frontières, et des briques sur les pelleteuses ! |
Update : vendredi 3 juillet, la police et les pelleteuses ne sont pas revenus expulser le camp. |
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