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zaterdag 4 juli 2026

WORLD WORLDWIDE EUROPE FRANCE - news journal UPDATE - (en) France, OCL CA #360 - Review - Capitalist Ecocide - Volume 1: A Planetary Ecological Catastrophe - Alain Bihr (ca, de, fr, it, pt, tr)[machine translation]

Alain Bihr, an anarchist-communist activist and sociologist by profession, has written numerous works aimed at dismantling, within the Marxist tradition, the logic and mechanisms of capitalism, with the goal of producing a revolutionary rationale capable of understanding the world with the fully embraced objective of radically transforming it. ---- See Capitalist Ecocide ---- In his latest work, Bihr tackles our understanding of the current destruction of ecosystems, which he calls capitalist ecocide, across three volumes, totaling 1250 pages. The first volume, to which this review is devoted, reveals the extent of the damage caused by the capitalist mode of production to the Earth system.


The second volume, described by Bihr as the strategic core of his contribution, aims to complement Marx's critique of political economy, primarily focused on social relations of production, by systematically integrating the ecological question, or in other words, the question of preserving a habitable world for humankind.
The third volume seeks to historicize the analytical elements developed in the second volume by highlighting the continuities and discontinuities in the destruction of the various subsystems that provide the Earth with the vital resources that have, until now, sustained the conditions for life.
A general conclusion finally presents scenarios for the ultimate crisis of the reproduction of the immediate capital production process, brought about by the catastrophic degradation of living conditions on Earth. Bihr has already announced a new book that will propose targeting the core of the ecocidal engine as the only credible strategy for preserving the Earth's habitability.

The vampirism of capital
For Bihr, the reason for the lack of solutions to climate change, or any other contemporary phenomenon of environmental degradation, lies in the terrible shortsightedness of those in charge of this "fight." They only intervene superficially, with solutions that can only delay (or even often exacerbate) the problem. The lack of a systemic approach is not due to a lack of understanding. The states and non-governmental actors involved in the fight against global warming are willfully shortsighted because they are, quite simply, capitalists.

To understand this unfortunate tendency they have to pretend not to see anything, Bihr begins his work by recalling what capitalism presupposes, first in terms of class interests, but also in terms of its relationship to environmental conditions. Exploitation of the proletariat on the one hand, exploitation of the natural substrate on the other, capital acts like a vampire that sucks the energy already present to keep itself moving:
"Now capital has a single vital impulse: to valorize itself, to create surplus value, to pump, with its constant part, the means of production, the greatest possible mass of surplus labor. Capital is dead labor, which only comes to life by sucking, like a vampire, living labor, and which is all the more alive the more it sucks" [1]: p. 20.

Since only labor allows capitalists to appropriate surplus value in the basic AM-A' accumulation cycle, the mode of production must ensure that it drains the proletariat's resources without killing themat least not all proletarians.
In the early days of capitalism, either the imperative was not sufficiently systemic and it was possible to escape capital (daily life had not yet been subjected to near-total commodification), or workers had real power over the production of the use values that the capitalist dictated. These two options combined to varying degrees depending on the prevailing social and economic structure.

To consolidate its social dominance and counter the labor movement, capital adapted its methods of exploitation to increase labor productivity in order to lower the value of labor power. This is what is called the real subsumption of labor under capital, and its corollary, relative surplus value, a modality that embodies the moment when the world, particularly that of the core formations of capitalism, became specifically capitalist [2]. Here, the development of machinery, which transforms the worker into a mere appendage of the means of production, played a leading role and acted in concert, like a double-edged sword, with the principle of the commodification of daily life and state repression. At work and elsewhere, the autonomy of the proletariat vis-à-vis capital diminished dramatically.

Bihr résume ainsi la leçon de Marx:
«Dans et par le capital, le mort (travail mort) saisit le vif (le travail vivant) et ce doublement. Il s'empare de sa puissance productive pour se maintenir lui-même en vie, prospérer et s'accumuler. Et, simultanément, il le fait dépérir: il le prive de sa puissance productive qu'il objective dans son corps propre, il le déréalise en le transformant en ectoplasme (ou zombie) quand il ne l'épuise pas jusqu'à sa mort physique. Travail matérialisé et accumulé, travail mort en ce sens, le capital ne se rapporte au travail vivant que pour l'exploiter, le dominer et finalement l'aliéner, en le transfigurant ou plutôt défigurant par son empreinte monstrueuse et mortifère.»[3]

But where do we work?
Ce bref retour à Marx permet à Bihr de souligner un paradoxe: si le destin du travailleur en société capitaliste a été précisément théorisé par ce premier, on ne peut pas en dire autant du substrat naturel évoqué plus haut. Pourtant, il est difficile de parler de travail sans parler du cadre spatiotemporel dans lequel il s'inscrit ou des conditions générales de ce dernier, en termes de ressources notamment.
En effet, le procès de travail met systématiquement en jeu des travailleurs «face» à des ressources naturelles pour aboutir aux valeurs d'usage échangées, ce que Marx qualifie d'«appropriation de la nature». C'est un peu un comble pour le père du matérialisme historique que d'avoir passé sous silence cette partie du cadre matériel dans lequel s'inscrit l'activité humaine de reproduction globale de la société capitaliste. Bihr a pour ambition de remédier à cette omission. Il rappelle d'ailleurs à juste titre que cette omission n'est pas complète et que Marx traite dans certains passages de l'impact du développement de la production capitaliste sur l'environnement, notamment au sujet de l'industrie agricole, là où le face à face entre nature et capital est le plus immédiat:
«Tout progrès dans l'agriculture capitaliste est non seulement un progrès dans l'art de piller le travailleur, mais aussi l'art de piller le sol; tout progrès dans l'accroissement de sa fertilité pour un laps de temps donné est en même temps un progrès dans la ruine des sources durables de sa fertilité.» ([4]

Toutefois, l'angle mort de l'analyse marxiste quant à la dimension vampirique du capital vis-à-vis de la nature est réel. Mais est-il possible pour la théorie marxiste d'imbriquer autrement que par une assimilation statique aux «moyens de production» la capture de l'énergie terrestre déjà-là dans la dialectique entre le capital et le travail? Si l'essentiel de la contribution de Bihr apparaît dans le tome 2, l'effort du tome 1 consiste dans un premier temps à planter le décor, dans la tradition matérialiste, des manifestations de dégradation des conditions naturelles du système-Terre pour signifier tout au moins la présence immanquable de l'objet-sujet environnemental dans la crise du capitalisme.

A certain vision of hell
D'une manière méthodique et documentée, Bihr définit et passe en revue. Il appuie d'ailleurs sa démonstration d'un lexique, en tome 3, pour donner aux lecteurs les clés scientifiques des concepts qu'il convoque. Le premier tome revêt incontestablement un caractère encyclopédique qui vient nourrir l'ambition de comprendre, matériellement, les mécaniques responsables du réchauffement climatique et comment ce changement impacte l'ensemble des équilibres fragiles qui constituent les conditions d'habitabilité de la planète Terre. Rappelons qu'il s'agit pour Bihr d'une étape nécessaire mais non suffisante à la résolution du problème.
Il aborde d'abord les mécanismes environnementaux qui concourent à la production de l'effet de serre et de l'effet parasol, en premier lieu desquels la concentration des gaz tels que le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d'azote etc. En plus d'identifier l'origine anthropique de la hausse de la concentration de ces gaz, Bihr présente quelques conséquences contemporaines du réchauffement climatique avec la fonte des glaces, la montée des eaux ou encore l'avènement d'une ère de catastrophes climatiques régulières et rapprochées. L'ensemble de ces phénomènes entraîne des rétroactions qu'on peut assimiler à une sorte d'emballement du dérèglement et qui vont aboutir, à coup sur, à un basculement climatique majeur qui nous entraînera en Terre inconnue, loin de l'Holocène favorable à notre existence.

Bihr précise:
«Quelles que soient l'ampleur et la rapidité des mesures qui seront prises dans les prochaines années et décennies pour enrayer les causes du réchauffement climatique (et nous verrons que rien de sérieux n'a encore été engagé sur ce terrain), il faut avoir conscience que, au vu de la durée de rémanence des GES dans l'atmosphère, celui-ci va se poursuivre dans les siècles à venir. Autrement dit, nous sommes bel et bien d'ores et déjà engagés sur la voie d'une nouvelle ère de l'existence humaine sur Terre.»[5]
Afin de poursuivre son entreprise de mise en réalité du niveau de dégradation atteint, Bihr va convoquer successivement plusieurs milieux «naturels» globaux pour préciser la métamorphose que les contraintes capitalistes entraînent sur les piliers de l'équilibre écologique planétaire. Réchauffement, acidification, pollution des océans et mers; destructions des zones humides, dégradation de la qualité et de la quantité des zones forestières. La production capitaliste met également en tension les ressources vitales disponibles au sein des quatre éléments terre-eau-air-feu comme l'auteur en fait la démonstration.
A son tour, la biodiversité, qui permet au système-Terre de bénéficier d'une multitude de sous-systèmes redondants qui agissent pour l'équilibre général, connaît une chute sans commune mesure. Et quand on enlève le principe de redondance des systèmes naturels dans leur concours aux équilibres climatiques, alors d'une part il y a déficit immédiat mais également carence, donc une rétroaction qui à son tour affaiblira un autre système nécessaire.

En tant qu'organisme vivant, de tels niveaux de dégradation vont nécessairement avoir un impact sur la santé humaine. Pollution atmosphérique, pollution des sols, renforcement des facteurs du risque pandémique entraînent une dégradation manifeste de la vie en bonne santé à travers le monde.
Au terme de l'ensemble de ces descriptions qui s'étendent de la page 63 à la page 180, Bihr justifie son emploi du terme catastrophe au sens scientifique pour définir le bouleversement en cours:
«La théorie des systèmes définit une catastrophe comme le passage brusque (un point de bifurcation ou point de bascule marquant une discontinuité) d'un système à un autre, par effondrement du premier[...]et formation du second, ce passage pouvant être induit par une «petite bifurcation» initiale mettant une durée plus ou moins longue à produire tous ses effets. Encore n'est-ce là que le meilleur des cas, le pire étant celui où le système en proie au changement se trouve incapable de se transformer en un autre système et se désintègre purement et simplement»[6].

Nothing in sight
Confrontés à une telle menace, on aurait pu penser que les tenants de l'ordre social capitaliste s'empresseraient de trouver des parades efficaces pour poursuivre l'entreprise de valorisation. Rappelons-nous qu'ils ont déjà su trouver des solutions pour répondre aux contraintes imposées par l'activité politique du prolétariat: ils ont augmenté la productivité du travail par la science pour continuer à nous sucer le sang sans nous tuer. Ils ont également su aller chercher du sang frais aux quatre coins du monde pour s'assurer de l'abondance de main d'oeuvre corvéable partout où ils en ont besoin. Ils l'ont fait parce que les prolétaires ont lutté et les ont contraints dans leur action.
Pourquoi ne le font-ils pas face à la dégradation de la planète? C'est là où on comprend que l'équivalence «exploitation des hommes» / «exploitation du substrat naturel» ne supporte pas les conditions de l'activité humaine. Les capitalistes pourraient probablement trouver des solutions de contournement des dégâts occasionnés par leur mode de production. Mais la différence majeure entre les limites de l'exploitation des hommes et les limites de l'exploitation du substrat naturel, c'est que le système-Terre ne lutte pas, il réagit. La Pachamama manque cruellement de subjectivité radicale.

L'ambition de Bihr est d'intégrer la modalité d'exploitation du substrat naturel dans le schéma marxiste d'exploitation. Il souhaite théoriser l'exploitation des systèmes naturels à des fins de valorisation capitaliste et comprendre l'articulation entre l'exploitation des hommes et l'exploitation du milieu naturel dont nous sommes issus. Il ne s'agit donc pas de tenter de détourner la théorie marxiste en insufflant un peu d'animisme ou de totémisme dans le moteur mais de comprendre comment la question de la destruction de la planète, ou plutôt de la dégradation des conditions d'habitabilité, intègre immédiatement les rapports sociaux de classe qu'impose le mode de production capitaliste.

Il va donc débuter par une analyse de la réponse capitaliste à la crise climatique. Il démonte d'abord la fable du développement durable qui, sous couvert de «lutte contre le changement climatique», offre avant tout les conditions morales de la poursuite de la destruction environnementale. Plutôt que de réfléchir en termes de limites, les diverses organisations capitalistes publiques et privées, animées par la seule loi du profit, réfléchissent en termes de dépassement. Des premières alertes du Club de Rome, l'OCDE a su en digérer les éléments pour aboutir au concept de «développement durable» qui fait rimer le maintien des taux de profit et la préservation de l'environnement, dans une contorsion qui sans surprise fait la part belle aux premiers.

Les quelques actions qui ont permis une certaine amélioration de la situation (résorption du trou dans la couche d'ozone, atténuation des pluies acides, fin de l'essence au plomb) nous offre une leçon pour rappeler qu'aucun bourgeois ne nous sortira de là:
«La principale condition de la réussite de telles actions a été que le problème à résoudre soit simple: une substance (un élément chimique ou un composé chimique) ou, au pire, quelques substances nocives, émise par une source (un procédé industriel) ou quelques sources en mode restreint et aisément identifiables, pour lesquelles il était facile et rapide de trouver (scientifiquement et techniquement) des palliatifs, dont la mise en oeuvre coutait peu au capital.»[7]

In fine, l'agenda de la lutte contre le changement climatique est systématiquement repoussé parce que la limite planétaire n'est pas soluble dans le profit. Simplement parce que les capitalistes n'ont pas la solution capitaliste au problème capitaliste de destruction du monde. Et à la différence des êtres humains qu'on peut parquer dans des frontières pour dégager des marges de manoeuvre à l'échelle mondiale, les tempêtes, les sécheresses, les déserts ou les torrents ne s'embarrassent pas des portes coupe-feux du capitalisme international. La solution alternative ou de contournement, si simple à trouver lorsqu'il s'agit des hommes, l'est donc moins lorsqu'il s'agit de toutes les autres conditions matérielles de la production.
Face à cette impossibilité, les politiciens parlent pour promettre. De Rio à Paris, de GIEC en GIEC, plus les scénarii de réchauffement se sont précisés et moins les engagements ont été sérieux. L'augmentation de la température de 1,5 ° est déjà atteinte. La limite des 2° n'est pas une projection, c'est un futur proche qui n'a aucune chance d'être contrecarré. En 2023, la COP28 est organisée par les industries productrices de combustibles fossiles qui protègent leur business en modifiant les déclarations d'intention des dirigeants mondiaux à propos des objectifs environnementaux. Ils s'en fixent un: 2050 pour le zéro émission de Co2 net sans autre contrainte. Comme quand on annonce qu'on arrête de fumer après les vacances. Les promesses pour ceux qui y croient. En réalité, la gouvernance mondiale n'est pas suffisamment forte pour imposer une quelconque contrainte aux pays et classes capitalistes. La base du capitalisme, c'est d'être en concurrence pour la maîtrise du marché. Aucun acteur ne se permettra de se mettre soi-même des bâtons dans les roues. Le modèle intègre à sa racine l'incapacité de répondre à la catastrophe qu'il a créé.

La transition énergétique est un leurre au même titre. Aujourd'hui, l'évolution du mix énergétique n'indique en rien une sortie des énergies fossiles. Les énergies renouvelables ne font qu'accompagner la poursuite de l'accumulation du capital. La principale préoccupation des dirigeants, ce n'est pas de sauver le climat, c'est de sauver le capital de la contrainte matérielle auquel il n'échappera pourtant pas, et nous-avec ...

Une des manifestations de ce phénomène est le marché du carbone, ou plutôt celui du droit à polluer. La création de ce marché a simplement permis aux grandes entreprises polluantes des États centraux de défiscaliser les quotas non consommés[8]et de verdir leur image en imposant aux formations périphériques une marchandisation/patrimonialisation de leurs zones forestières au prétexte que les bourges du Nord ont acheté le carbone de ces arbres et que donc, les habitants ne peuvent plus disposer de ces ressources. Les marchés de compensations écologiques fonctionnent sur le même principe. Une sorte d'extractivisme vert.
Une solution technique au problème politique?

Et si les innovations technologiques nous sauvaient la mise? Là encore, Bihr rappelle les faits:
«Aussi, dans le cadre maintenu des rapports capitalistes de production, il n'y a pas plus de chance de passer aujourd'hui ou demain des énergies fossiles aux énergies «renouvelables» qu'on est passé avant-hier du charbon au pétrole et hier du pétrole à l'énergie nucléaire. Les secondes viennent s'additionner aux premières[...]pour répondre à chaque fois à la soif inextinguible d'énergie d'un capital voué à élargir sans cesse l'échelle de sa reproduction.»[9]

Bihr fait alors état des solutions qui ne répondent pas au problème du fait d'une échelle trop faible mais également des conséquences désastreuses, et parfois matériellement impossibles, d'une mise à l'échelle planétaire de ces solutions. Si on voulait par exemple transférer à iso quantité la production d'énergie des énergies fossiles aux solutions dites renouvelables, il n'y aurait pas assez de minerais métalliques sur Terre pour développer cette infrastructure. La vraie question est le financement d'un tel projet dans le cadre du capitalisme. Aucun acteur ne souhaite engager une telle somme sans un retour sur investissement assuré.
Il fait ensuite état des solutions qui aggravent le problème, comme le nucléaire, pour son empreinte écologique mais également pour sa dangerosité et son fondement tyrannique, les biocarburants, ou encore la voiture électrique.

The possibility of a mass extinction
Alongside this, we are constantly bombarded with injunctions about environmentally responsible citizenship, others about risk as a noble pursuit, with television news programs presenting idyllic visions of a smiling world at +4°C, appealing to our resiliencea concept on everyone's lips in management circles who call for our surrender.
And yet, as Bihr reminds us, the main stakeholders, the capitalist fossil fuel companies, were the first to be informed of the effects of their industry and orchestrated climate denial. Today, the prospect of a mass extinction of the human species is an acceptable option for some commentators who once denied climate change. This latest Malthusian impulse should come as no surprise. We have already become accustomed to watching our neighbors die without flinching. This is certainly considered resilient behavior by those who are destroying both humanity and the world every day. Meanwhile, they are building all sorts of proto-worlds to escape the flood.

It is now time to understand how the entanglement of the contradiction inherent in capital, namely exploitation, resonates specifically within the ongoing climate crisis. That will be for next month.

Mich

Notes
[1] (Marx, Capital, Volume 1 , quoted in Bihr,[Capitalist Ecocide, vol. 1])

[2] (cf. Marx, Chapter VI, Editions sociales, 2010)

[3] (Ibid.: p. 29)

[4] Marx, quoted in ibid.: p. 32)

[5] (Ibid.: p. 62)

[6] (Ibid.: p.181)

[7] (Ibid.: p. 225)

[8] (see Arcelor-Mittal p. 275)

[9] (Ibid.: p. 316)


https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4716
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Source: A-infos-en@ainfos.ca

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