En leur mémoire ces jours d’octobre : Mahmoud, Gebre, Mr Jovanović, les centres fermés tuent
[TW suicide]
Il y a maintenant un an, le 6 octobre 2025, Mahmoud perdait la vie au centre fermé 127bis de Zaventem.
Le 9 octobre 2018, il y a 8 ans, Gebre Mariam mettait fin à ses jours au centre de Vottem.
Dix ans plus tôt au même endroit, le 12 octobre 2008, monsieur Jovanović prenait sa propre vie de la même manière.
Aujourd’hui encore, on ne les oublie pas, et on ne pardonne pas.
Bien que présentés comme des suicides, des choix individuels, ces morts ont pourtant comme responsables le personnel et les directions des centres fermés, l’Office des étrangers, l’État belge, l’Union européenne.
Derrière les murs des centres fermés, l’État mène une véritable mise à mort de personnes, qui sont poussées à bout par un système qui les broie.
Comme toutes les prisons, les centres fermés sont des lieux de mort. Ils tuent à petit feu, véritables tortures pour les corps et les âmes. Les personnes qui y sont détenues nous disent souvent « c’est pas une vie ».
Avant sa mort par pendaison, monsieur Jovanović venait de recevoir une décision négative du tribunal.
Gebre Mariam souffrait énormément de sa détention. Un proche confiait à l’époque qu’il avait dit qu’il préférait se tuer plutôt que d’être expulsé. Un appel à l’aide qui n’a été pris en compte ni par le personnel du centre, ni par l’Office des étrangers, ni par les juges.
Quant à Mahmoud, il était très affecté par le génocide en cours en Palestine, où une partie de sa famille était encore. On sait qu’il présentait des signes de détresse importants et que ses codétenus étaient très inquiets. Malgré cela la direction du centre et l’Office des étrangers ont choisi de le maintenir enfermé.
Ces morts sont l’expression ultime de la souffrance des personnes privées de liberté.
Nous ne voulons pas de ce monde.
La seule solution est pour nous l’abolition de ces lieux de mort qui enferment et brisent des milliers de vies chaque année.
En mémoire de Mahmoud, Gebre, Mr Jovanović et de toutes celles et ceux assassinés par des politiques migratoires racistes et mortifères,
NI OUBLI NI PARDON
LES CENTRES FERMÉS TUENT
LES FRONTIÈRES TUENT
L’ÉTAT BELGE TUE
LIBERTÉ POUR TOUSTES
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