Refuser les visites domiciliaires
Panne de réseau ! Il est des symboles qui valent de l'or : la commission de l'Intérieur du Parlement a été victime d'une panne ce mercredi 30 septembre, empêchant le vote sur le projet de loi sur les visites domiciliaires. Pour rappel, ce projet permettrait à la police et à l'Office des étrangers de pénétrer dans un domicile sans le consentement de ses occupant·es et sans recours possible, pour arrêter une personne soupçonnée d’être en situation de séjour illégal et de représenter un danger pour la sécurité nationale ou un « trouble à l’ordre public ».
Une première tentative d'autoriser ces visites avait vu le jour en 2018 mais avait été abandonnée après une large mobilisation de la société civile. Le projet figurait dans l'accord du gouvernement Arizona mais soulève toujours une aussi forte opposition de la Ligue et de nombreuses associations, réunies dans la coalition "Stop visites domiciliaires". Fait notable, les professionnel·les de la justice sont sur la même ligne : des avocat·es, des magistrat·es et des juges d'instruction dénoncent également un projet inutile car le cadre légal actuel permet déjà de rentrer à certaines conditions dans les domiciles pour arrêter des personnes réellement dangereuses.
Le domicile, c'est le dernier refuge, le symbole même de la vie privée. Ce n'est pas pour rien que la Constitution a prévu en 1831 que "le domicile est inviolable", en dehors de cas exceptionnels et strictement encadrés. Pour prendre la mesure de la portée historique de ce projet, on rappellera que la dernière fois que la police est entrée dans des maisons en Belgique pour y traquer des personnes, c'était pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ce projet suscite un malaise grandissant au sein du Parlement, y compris dans la majorité. Il faut saluer le courage de Xavier Dubois (Les Engagés) qui a dit publiquement son opposition et choisi d’être absent pour l’examen du projet de loi en deuxième lecture. Des membres de cabinets ministériels et de groupes parlementaires de la majorité ont confié à la Ligue leur malaise et leur espoir que ce projet soit invalidé par la Cour constitutionnelle. Et ce malaise est partagé publiquement par les bourgmestres de nombreuses villes, y compris MR et Engagés, et par des chefs de corps de zone de police qui ont certainement d'autres priorités.
Ce projet est inutile et dangereux pour le précédent qu'il créerait. De nombreuses personnes dans ces différentes institutions partagent ces craintes, sans s'être exprimées publiquement jusqu'à présent. La Ligue les appelle à le faire dans les prochains jours et à œuvrer pour que ce texte ne soit pas adopté au Parlement.
Pierre-Arnaud Perrouty Directeur de la LDH |
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| | Des luttes d'hier aux droits de demain Pour célébrer ses 125 ans, la Ligue des droits humains publie Des luttes d’hier aux droits de demain, écrit avec la journaliste Sang-Sang Wu et illustré par Karo Pauwels avec le Studio Cabane.
Imprimé en un nombre limité d’exemplaires, le livre raconte six combats qui ont jalonné la longue histoire de la Ligue et illustrent ce qui fait son ADN. Ces combats d’hier résonnent encore fortement avec ceux d’aujourd’hui. Découvrez-les en vous procurant un exemplaire !
Lisez l'Histoire, écrivons la suite ! |
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| Siamo tutti antifa(scisti)
Le lundi 12 octobre de 18h30 à 20h30 (accueil dès 18h) à la Maison des droits humains (53 bd Léopold II 1080 Bruxelles) Gratuit sur inscription
« Antifa », le mot que l’on n’ose prononcer en entier, et pourtant ! Être antifasciste en 2026, ça veut dire quoi ? Comment en est-on arrivé, en 2026 à vouloir dissoudre des mouvements antifas ? On vous donne rendez-vous lors d’une rencontre animée par Sixtine van Outryve, chercheuse en théorie de la démocratie, militante antifasciste et administratrice à la Ligue des droits humains, qui donnera la parole à Sibylle Gioe, présidente de la LDH, ainsi que Nena, militante au front antifasciste bruxellois. On reviendra sur l’histoire de la LDH et sur les enjeux actuels de la lutte antifasciste.
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| | Jeunes et politique
Le 13 octobre, à 18h30 (rendez-vous à partir de 18h00) aux Riches-Claires (Rue des Riches-Claires, 24 – 1000 Bruxelles) Entrée gratuite
Le projet Jeunes & Politique – J&P, organisé deux fois par an par la Ligue des droits humains, s’adresse à des jeunes de 5ème et 6ème secondaire de différentes écoles de Bruxelles. Durant trois jours, les élèves sont invités à découvrir l’art de l’argumentation comme outil citoyen et ainsi contribuer à développer leur esprit critique. Le mardi 13 octobre 2026, c’est le grand saut pour nos élèves. Ils et elles ont découvert les bases de l’argumentation, se sont informé·es, ont réfléchi et débattu autour de trois thèmes en lien avec les droits humains. > La justice transformatrice > La désobéissance civile > Le dessaisissement |
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| | Les temps des migrants
Le vendredi 16 octobre de 9h à 17h à HELMo ESAS (Liège)
Du 14 octobre au 20 novembre 2026, Cap Migrants organise à Liège un festival consacré aux temporalités migratoires, en collaboration avec plusieurs partenaires associatifs, académiques et culturels. Pensé comme un espace de rencontre, de réflexion et de création, ce festival propose de croiser récits de vie, recherche, productions artistiques et expériences de terrain afin d’interroger les multiples temps qui traversent les parcours migratoires : l’attente, l’incertitude, les échéances, les apprentissages, … Cap Migrants et les Unités de Recherche LABOCS et REaL Lab de HELMo ont le plaisir de vous inviter à une journée d’études prenant place au sein de ce festival, organisée le vendredi 16 octobre 2026 à HELMo ESAS, en présence de Sibylle Gioe, présidente de la LDH.
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| | STOP visites domiciliaires
Le samedi 17 octobre à 18h au Festival des Libertés (Théâtre de la Fédération Wallonie-Bruxelles) Grauit
Entrer chez quelqu'un pour arrêter une personne sans-papiers : c'est ce que permettrait le projet de loi sur les « visites domiciliaires ». Plus de 200 organisations s'y opposent, au nom du droit à la vie privée, de l'inviolabilité du domicile et de la solidarité. Face à ce projet, quelles résistances ? Les collectifs et associations mobilisés viendront expliquer les conséquences concrètes d'une telle mesure, les tensions qu'elle ouvre et les marges de résistance. Avec Sibylle Gioe (avocate et présidente de la Ligue des droits humains), Cécile Vanderstappen (chargée de plaidoyer sur la justice migratoire au CNCD-11.11.11) et Sotieta Ngo (directrice générale au CIRE). En partenariat avec www.visitesdomiciliaires.be |
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| | Formation C.A.R.E. : Comprendre, agir, rêver ensemble pour une autre société
Du 23 au 25 octobre 2026 (Maison de la Paix – Rue Van Elewyck, 35 – 1050 Bruxelles) + une journée de suivi en janvier-février 2027 (date à confirmer). Vendredi : 10h – 18h. Samedi : 10h – 20h30 (inclus le repas du soir ensemble). Dimanche : 10h – 18h. Présence & disponibilité requise pour l’entièreté de la formation. Sur inscription
Les enjeux sociétaux actuels sont énormes. Nous sommes confronté·es chaque jour aux discriminations et aux injustices. Montée du fascisme, exploitation de l’environnement, non-respect du droit d’asile par l’État belge, racisme, sexisme,… Les logiques d’individualisme, de compétition et de consumérisme nous aliènent des autres et de nous-mêmes. Comment, dans ce contexte, retrouver confiance dans le changement et dans la capacité de s’organiser ensemble pour une autre société ? Ces 3 journées seront construites autour d’ateliers, de moments d’échange et de co-construction. La formation s’adresse à toute personne désireuse d’apprendre, de comprendre & désapprendre, afin de contribuer à un horizon plus désirable. |
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| | « La Solidarité en Belgique » – Rencontre avec Lucien Rigaux
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| | Quand la parole circule… créer les conditions d’un véritable échange
Les 17 et 18 novembre de 9h30 à 17h au Centre librex (66 rue Coenraets 1060 Bruxelles) Gratuit mais sur inscription
Les échanges d’idées, qu’ils aient lieu dans un collectif, une association, un groupe militant, en famille ou entre ami·es, ne permettent pas toujours à chacun·e de trouver sa place. Certaines personnes parlent beaucoup, d’autres très peu. Certaines voix sont davantage entendues que d’autres. Sans que nous en ayons toujours conscience, des mécanismes de domination influencent la manière dont la parole circule, se répartit… ou se bloque. En partenariat avec le Centre Librex. |
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| | Siamo tutti antifascisti
Depuis quand a-t-on essayé de gommer « fasciste » de « antifa » ? Depuis quand « antifa » fait-il plus peur que ce qu’il tente de combattre ? « Antifa », le mot que l’on n’ose prononcer en entier, et pourtant ! Être antifasciste en 2026, ça veut dire quoi ? Comment en est-on arrivé, en 2026 à vouloir dissoudre des mouvements antifas ? Pour tenter d’y répondre, à travers ce numéro nous donnons la plume à des expert·es du sujet.
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