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zaterdag 30 augustus 2014

URGENT : Belgium : Haren : communiqué de presse - persmededeling - press Release


                                Les habitants de 'Liberté champêtre'

Depuis samedi 10 août 2014, des opposants à la construction du plus grand complexe carcéral du pays occupent les dernières terres agricoles de la ville de Bruxelles.

Le 17 avril 2014, les patatistes, lutte paysanne, le comité de Haren (habitants) et des bénévoles locaux ont lancé la protestation sur place.

•  La présence d'espèces animales et végétales protégées sur le site ;
•  La lutte contre l'urbanisation intensive ;
•  Le souci des harenois de préserver l'un des derniers espaces naturels de        leur village et de Bruxelles-ville elle-même, avec leurs sentiers ;

•  La lutte contre l'enfermement cacéral ;
•  Le souci de relocaliser l'agriculture ;
•  Le souci de l'autonomie alimentaire ;
•  La lutte contre l'enfermement pénitentiaire et la répression ;

... ne sont que quelques unes des luttes qui nous unissent ici à cet endroit
Nous faisons appel à tout le monde pour nous soutenir sur place et dans le futur nous organiserons diverses activités.
                                         
                              De bewoners van 'Landelijke vrijheid'

Sinds Zaterdag 10 Augustus 2014 houden tegenstanders van het grootste gevangenis complex van het land, het toekomstig mogelijk bouwterrein (landbouwgrond van Brussel Stad) bezet.

17 april werd al de eerste spade gestoken door de patatisten, steun aan de boerenstrijd, het comite van Haren (bewoners) en lokale vrijwilligers.

•  De aanwezigheid van beschermde planten en dieren op de site ;
•  De strijd tegen de intensieve verstedelijking ;
•  De wil en de noodzaak voor de Harenaren om een van hun en 
   Brusselse laatste open groene landbouw-en natuurruimtes, en hun                  wandelwegen, te vrijwaren ;
• De noodzaak van lokale landbouw ;
• De noodzaak van voedselautonomie ;
• De strijd tegen de penitentiaire vrijheidsberoving en tegen repressie ;

... zijn slechts enkele van de strijdpunten die ons hier op deze plek vereningen.
We roepen iedereen dan ook op ons protest te komen versterken en organiseren in de toekomst diverse activitetein.
                                          
                               The habitants of 'Landly Freedom'

Since Saturday 10th Augustus 2014, opposites of Belgian largest penitential complex occupy agricultural land of Brussels City, at the place where the prison in planned.

The first steps where taken at 17th April 2014 during a protest from patatistes, farmers fight, the local committee of inhabitants and other locals.

• The presence of protected plants and animals at the site ;
• The fight against intensive urbanisation ;
• The want and need from the people of Haren to protect one of the 
   last agricultural and green nature spaces of Brussels City, including 
   their beloved small pathes;
• The need for local agriculture ;
• The need for food autonomy ;
• The fight against imprisonment and repression ;

... these are just a few causes that bind us here at this place 'Landly freedom'.
We launch a call to all to join us and enforce us and we are organizing in the future multiple activities.

                                               

dinsdag 3 juni 2014

Belgique : Bruxelles : Communiqué de presse. - Enfin le G7 à Bruxelles !

Communiqué de presse.

JPEG - 36.4 ko
Ils sont grands, ils sont puissants, ils ont des supers pouvoirs économiques.
Il y a quelques mois à peine, ils étaient encore 8, depuis le mois de mars un de leurs comparses s’est fait virer et veut maintenant monter une super coalition asiatique pour se venger.
Chaque année, ils se réunissent quelque part, chez l’un ou chez l’autre. Cette semaine, c’est en Belgique qu’ils seront présents pour une venue exceptionnelle avec la Commission et le Conseil européen en guest. Et oui, ce sont les supers chefs de gouvernement du G7 !
Pour les accueillir, tout est prêt : J’ai décidé de refermer l’espace Schengen pour rétablir des contrôles aux frontières, le temps de leur venue.
Les rues alentours aux quartiers européens seront parfois bloquées, mais surtout hyper surveillées. N’oublions pas que tout citoyen est un suspect potentiel. Voir ici, sur le site de la police :http://www.lokalepolitie.be/5339/fr/home/trafic/reunion-du-g7-a-bruxelles.html
Ces directives sont prises d’abord pour s’assurer que de méchants manifestatnts qui en veulent à cette toute puissance, ne viennent crier leur mécontentement. Bah oui, ils sont violents ces gens là, et puis on leur demande pas leur avis, qu’est-ce qui viennent faire ch... ? Encore des altermondialistes... z’ont déjà fait le coup avec le G8, le G20, on les connaît bien ! Puis, bon dans mon courrier j’ai ajouté un peu de sauce terroriste, comme ça, ça fait bien, les gens y z’auront peur, et nous on leur dit bien qu’on est là pour assurer leur sécurité.
PDF - 111.5 ko
lire en PDF mon courrier à la commission européenne :
Bon, parait que y a une street rave qui s’prépare, je sais pas qui que c’est qui l’organise, mais je sens que ça va être une bonne partie de t-shirts mouillés ! On ne perturbe pas la venue de dirigeants, c’est pas poli.
Moelle JILQUET



woensdag 4 juni 2014 19:00
lieu : Bruxelles
adresse : Bruxelles, Bruxelles
0484.91.39.81
MERCREDI 04 JUIN À 19H PRÉCISE

WOENSDAG 04 JUNI OM 19U STIPT

INFOLINE 

OPEN ON THE SAME DATE @ 18H45

 0484.91.39.81
 
AMENEZ VOS INSTRUMENTS, SOUNDSYSTEMS, FANFARES, SAMBAS, ... ET VENEZ MANI-FÊTÉ-ER AVEC NOUS!
 
MIC AVAILABLE FOR SPEECHES, RECITALS, LECTURES, SLAM, ...

On the 4th and 5th of June our much loved worldleaders are going to gather once again to discuss global politics and economics, under the name of G7. They’ve decided to exclude Russia from this little party because of their occupation of the Ukrainian province ’Crimea’. Both sides are sticking to their claim to righteousness. Reality is that superpowers are fighting a war for resources.
There’s a lot of analyses to make out of this situation. But we want to focus on the importance of knowing how these geopolitical games work and how they influence our every day lifes. We don’t think any of us can actually change these powerstructures. Solidary initiatives build from the grassroots can eventually retake the actual power over our lives and give a sense of independence. It’s super important to try to start living sustainable and well informed.
Inform yourselves and organise locally for global solidarity!
gepost op 28 mei 2014 
Lijst van de documenten die met dit artikel verbonden zijn
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Commentaren
  • 2 juni 08:18, door Streetrave
    Infoline open at 18H30 ! 
    Try to be there asap !
  • 2 juni 14:21
    Les 4 et 5 juin, nos bien-aimés dirigeants du monde vont se rencontrer une fois encore pour discuter politique et économie sous le nom du G7. Ils ont décidé d’exclure la Russie de leur petite fête à cause de son occupation de la province ukrainienne de Crimée. Dans cette affaire, les deux parties affirment leur bon droit. En réalité, nous voyons une fois encore deux superpuissances s’affronter dans une guerre pour des ressources naturelles.
    Il y a beaucoup à dire et à analyser sur cette situation. Mais nous voulons nous concentrer sur la manière dont ces jeux géopolitiques fonctionnent et sur comment ils influencent notre vie de tous les jours. Nous ne pensons pas qu’aucun d’entre nous puisse réellement changer ces superstructures. Mais nous pensons que les initiatives solidaires construites depuis des bases locales peuvent amener de la puissance dans nos vies et développer des formes d’indépendance. Il est primordial d’essayer de vivre de manière durable et bien informée.
    Informez-vous et organisez-vous localement pour une solidarité globale!



Lettre aux habitants du centre ville


Bruxelles, le 26 mai 2014.

Madame, Monsieur, chers habitants de Bruxelles et Ixelles,
Les 04 et 05 juin 2014 aura lieu la réunion du “G7” à Bruxelles.
Je vous informe que le Bourgmestre et la police mettront tout en oeuvre pour ne pas perturber la vie de votre quartier tout en assurant la sécurité du VVIP, des citoyens et des biens.
Le périmètre de sécurité suivant sera mis en place
•   Quand : 04 et 05 juin 2014
•    :
- Aux alentours de l’hôtel “The Hotel”
- Boulevard de Waterloo, entre la Porte de Namur et la Porte de Louise
- Parc d’Egmont (Parc derrière “The Hotel”)
•   Remarques importantes:
     Les livraisons ne seront pas possibles.
Les sacs poubelles ne pourront pas être mis sur les trottoirs dans le périmètre de sécurité
•   Qui a accès au périmètre de sécurité?
- Avec un véhicule
les délégations officielles ainsi que les services de police et de secours.
•   Qu'en est-il de la circulation?
La circulation autour de l’endroit précité sera arrêtée pendant quelques dizaines de minutes avant l’arrivée et le départ des délégations.
•   Avez-vous encore des questions ou besoin d'aide?
A partir du 26 mai 2014 une permanence téléphonique sera ouverte au numéro d'appel : 02/279.72.55.
Contactable : du lundi au vendredi entre 08h00 et 18h00, le samedi entre 08h00 et 12h00.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

Le Commissaire divisionnaire de Police,
Chef de Corps,
G. VAN WYMERSCH.


  

Lettre aux habitants du quartier européen


 Bruxelles, le 26 mai 2014


Madame, Monsieur, chers habitants de Bruxelles, Ixelles et Etterbeek
La réunion du “G7” aura lieu dans les bâtiments du Conseil de l’Union européenne - rue de la Loi, 175 à Bruxelles - les 04 et 05 juin 2014. Comme lors des précédents Sommets européens et réunions extraordinaires, le Bourgmestre et la police mettront tout en oeuvre pour ne pas perturber la vie de votre quartier tout en assurant la sécurité des Chefs d’Etat, des citoyens et des biens.
Le périmètre de sécurité suivant sera mis en place
• Quand : 04 et 05 juin 2014
•  :
- Rond-Point Schuman
- rue Froissart, entre la rue Belliard et le Rond-Point Schuman
- rue de la Loi, entre le Rond-Point Schuman et le “Résidence Palace”
- rue Juste Lipse
• Remarques importantes:
Les livraisons ne seront pas possibles.
Les sacs poubelles ne pourront pas être mis sur les trottoirs dans le périmètre de sécurité
• Qui a accès au périmètre de sécurité?
- Avec un véhicule
les délégations officielles, en possession d'une accréditation des services du Conseil de l’Union européenne ainsi que les services de police.
Accès : UNIQUEMENT par l’avenue d’Auderghem, les autres accès étant limités aux véhicules prioritaires
- A pied (du côté des immeubles et non du bâtiment Juste Lipse):
les riverains munis de leur carte d’identité
les employés et commerçants sur base d’une “attestation police” (délivrée via l’employeur)
toute personne munie d’un laissez-passer
• Accès : Tous les autres accès
REMARQUES: Contrairement au autres Sommet les fonctionnaires européens, même en possession  de leur badge n’auront pas accès au périmètre de sécurité.
  •    Laissez-passer et attestations :
Demandes à introduire via le formulaire disponible sur le sitewww.polbru.be/eurotop. Ce formulaire est transmis de manière électronique à la police qui se charge du traitement de la demande.Sous réserve des contrôles nécessaires, les laissez-passer sont disponibles au Commissariat de la 5e division de Police de Bruxelles CAPITALE Ixelles, boulevard Clovis, 10 à 1000 Bruxelles - tél. 02/279.85.35 ou 36 - fax 02/279.85.09.
• Qu'en est-il de la circulation?
Certaines rues seront mises en circulation locale
- rue Archimède entre la rue Stévin et le rond-point Schuman
- avenue de Cortenberg, entre la rue Stévin et le rond-point Schuman (accès limité lors des passages des escortes - accès uniquement via l’avenue de la Joyeuse Entrée)
- rue de la Loi, entre l’avenue de la Joyeuse Entrée et le rond-point Schuman
- avenue d’Auderghem, entre la rue Belliard et le rond-point Schuman
- rue Breydel
Le stationnement sera interdit en surface les 04 et 05 juin 2014
- dans le périmètre de sécurité
- dans les rues à circulation locale
- chaussée d’Etterbeek, entre la rue Belliard et la rue Van Maerlant
- rue Van Maerlant
- rue Belliard, entre la chaussée d’Etterbeek et l’avenue d’Auderghem (côté Bruxelles).
• Avez-vous encore des questions ou besoin d'aide?
A partir du 26 mai 2014 une permanence téléphonique sera ouverte aux numéros d'appel : 02/279.85.35 ou 36 Contactable : du lundi au vendredi entre 08h00 et 18h00, le samedi entre 08h00 et 12h00.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.


Le Commissaire divisionnaire de Police,
Chef de Corps,
G. VAN WYMERSCH.



Bron : 

maandag 14 april 2014

[Migreurop] FRONTEXIT:Règlement Frontex 16 Avril - Communiqué de Presse/ Frontex regulation 16 April - Press release FR/ENG

(english below)

Communiqué de presse - 14 avril 2014

Ce 16 avril 2014, le Parlement européen est amené à voter un règlement sur la surveillance maritime par l’agence européenne de coopération pour les frontières extérieures (Frontex). Mais il n’y a pas de quoi se réjouir, car « surveiller » n’est pas « veiller sur ». L’agence Frontex n’est en effet pas mandatée pour sauver des vies mais pour intercepter des migrants.
Ne nous leurrons pas. S’il présente certaines avancées, ce règlement ne mettra pas fin aux naufrages et aux violations des droits humains. Car « surveiller » et « protéger » ne se reposent pas sur les mêmes bases : les interceptions de Frontex visent à stopper les migrants et potentiellement à les renvoyer dans leur pays de provenance, mais pas à améliorer leur sort. Et cela en dépit des obligations internationales qui pèsent sur les Etats membres de l’UE en matière de protection des réfugiés et de droits fondamentaux.
Ainsi, le Parlement a introduit dans le règlement une définition du « non-refoulement » - principe fondamental du droit des réfugiés - selon laquelle il est interdit de renvoyer un migrant dans un pays où il court le risque de subir la peine de mort, la torture, des persécutions, ou autres traitements inhumains et dégradants ainsi que des menaces sur sa vie et sa liberté. Mais pour évaluer ce risque, Frontex s’appuiera uniquement sur des sources gouvernementales et européennes et consignera ses conclusions dans des documents non publics, donc difficilement contestables. L’Agence devra également tenir compte de l’existence d’accords, de projets entre l’UE, ses Etats membres et les pays extérieurs à l’UE pour faire cette évaluation. Or, l’objectif de l’UE est, depuis de nombreuses années, de faire de la « coopération » avec les pays tiers une justification pour externaliser la gestion des migrants afin qu’ils n’atteignent pas les territoires européens. Cette « coopération » n’empêche pas les violations des droits des migrants par ces Etats. Ainsi, la Libye, le Maroc, la Turquie ou l’Ukraine deviennent aveuglement des pays « sûrs » vers lesquels les migrants peuvent être renvoyés.
De plus, le règlement prévoit que si les personnes sont interpellées en haute mer ou dans la zone contiguë d’un Etat membre, Frontex pourra les renvoyer - accord avec l'UE ou non - vers le pays d’où elles sont parties et ce, avec de très faibles garanties et au mépris de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme qui consacre le droit au recours effectif (1). En filigrane se profilent de nombreuses questions quant au pouvoir des Etats membres d’opérer dans les eaux territoriales de leurs voisins, voire sur leur territoire directement, tout en respectant des « normes au moins équivalentes à celle des lois européennes » comme le suggère le règlement. Comment s’assurera-t-on que les Etats respectent ces normes en matière de protection et de non-refoulement ? Quelle juridiction sera compétente pour apprécier qu'elles le sont ?
Le développement des relations avec les pays tiers est toujours présenté comme la solution à tous les problèmes de l’immigration dite « clandestine » vers l’Europe, et il est demandé à Frontex d’en devenir un des acteurs centraux. Une façon de laisser l'Agence mettre en œuvre, sous couvert d’une « coopération technique » aseptisée et qui échappe au contrôle du Parlement européen, une politique répressive sans précédent.
Dans ce contexte, le sauvetage n'est qu'une anecdote. Le règlement prévoit une procédure obligeant l’agence à prévenir les autorités de sauvetage compétentes. C’est un minimum, déjà prévu par le droit maritime international. Le règlement n’ajoute rien à ce qui est déjà en vigueur.
Le seul moyen de faire cesser l'hécatombe à nos frontières serait de changer radicalement le paradigme actuel et d’organiser enfin l’accueil des personnes en demande de migration ou de protection.
Ce texte ne transformera pas Frontex - dont la mission principale est le contrôle et la surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne - en agence de sauvetage. Pire : il porte le risque de refoulements en mer et de nouveaux naufrages. Comment, dans ce contexte, continuer à croire et à investir dans Frontex ?


(1) Selon la Cour européenne des droits de l’Homme, la notion de « recours effectif » au sens de l’article 13 combiné avec l’article 3 (protection contre les traitements inhumains ou dégradants) requiert, d’une part, « un examen indépendant et rigoureux » de tout grief soulevé par une personne se trouvant dans une telle situation, aux termes duquel « il existe des motifs sérieux de croire à l’existence d’un risque réel de traitements contraires à l’article 3 » et, d’autre part, « la possibilité de faire surseoir à l’exécution de la mesure litigieuse » (Cour EDH 23 février 2012 HIRSI JAMAA ET AUTRES c. Italie en Grande Chambre, § 198).



Press release - 14 april 2014
On the 16th of April, the European Parliament will vote on the proposal for a Regulation on the maritime surveillance by the European agency for the coordination of the cooperation at the external borders (Frontex). There is no reason to celebrate: Frontex’ mandate is to intercept migrants, not to save lives.
Let us be clear. Although it contains certain enhancements, the regulation will not end shipwrecks and human rights violations. For “surveillance” and “protection” do not rest on the same bases: interceptions by Frontex aim at stopping migrants and potentially to send them back to their country of origin, but not to better their situation. This, in spite of international obligations of the EU Member States regarding protection of refugees and human rights.
The Parliament has introduced in the regulation a definition of non-refoulement – basic principle of Refugee Law according to which it is forbidden to send a person to a country where s/he risks facing death penalty, torture, persecutions or inhumane or degrading treatments or threats to her/his life of liberty. But to assess this risk, Frontex will only use governmental and European sources and will not publish its conclusions, which therefore will not be submitted to debate. The Agency will also have to take into account the existence of agreements and projects between the EU, its Members States and third countries in order to make such assessments. But the aim of the EU, for many years, is to “cooperate” with third countries to externalize migration control and prevent migrants from reaching Europe. This “cooperation” does not prevent human rights violations by these third countries. Libya, Morocco, Turkey or Ukraine for example are blindly seen as safe countries where migrants can be sent.
Furthermore, the regulation foresees the possibility to send persons intercepted at high sea or in the contiguous zone of a Member State’s territorial waters back to the country from which they departed, regardless of whether there is an agreement between the EU and this country. This with low guarantees and with no regard for the European Court for Human Rights jurisprudence which consecrates the right to an effective remedy (1) This also raises many questions regarding the capacity of States to operate in their neighbours’ territorial waters or territories while respecting standards at least as high as European ones as the regulation suggests. How will one guarantee that States will respect these standards in matter of protection and non-refoulement? Which jurisdiction will be competent to appreciate this ?
The development of relationships with third-countries is always seen as the solution to all problems of so-called clandestine immigration and Frontex is asked to play a key role in this respect. This is a way of letting the Agency implement an unprecedented and repressive policy which, while pretending to be only technical, escapes any scrutiny by the European Parliament.
In this context, saving lives is just a detail. The regulation foresees a binding procedure for the Agency to inform the competent rescue authorities:  this is a minimum already foreseen by existing international maritime law. The regulation therefore does not add anything to existing rules.
The only way to stop the slaughter at our borders would be to radically change the current paradigm  and at last to organise  ways of hosting  persons in search of migration or protection.
This text will not transform Frontex – the mission of which is to control EU’s external borders – into a rescue agency. Worse: it bears the risk for push backs at seas and for further shipwrecks. How can one, in this context, continue to believe and invest in Frontex?


 (1) According to the European Court for Human Rights, the notion of “effective remedy” within the meaning of Article 13 taken in conjunction with Article 3 requires, firstly, “independent and rigorous scrutiny” of any complaint made by a person in such a situation, where “there exist substantial grounds for fearing a real risk of treatment contrary to Article 3” and, secondly, “the possibility of suspending the implementation of the measure impugned”.
 

maandag 10 september 2012

[Action2-l] Communiqué de presse : Lampedusa: Des dizaines de nouveaux morts et disparus, jusqu'à quand ?‏


Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux

Communiqué de Presse

Des dizaines de nouveaux morts et disparus au large de Lampedusa : jusqu'à quand ?

Le jeudi 6 septembre, une embarcation transportant environ 130 personnes dont au moins dix femmes et cinq enfants a sombré aux alentours de l'ilôt de Lampione à 19 kilomètres de Lampedusa. L'appel de détresse a été donné le 6 septembre par téléphone satellite avant que les recherches ne commencent. Ont été mobilisés des bateaux des gardes-côtes, des carabiniers, de la garde financière italienne, trois navires de l'OTAN (un turc, un allemand et un italien) ainsi que des plongeurs et des bateaux privés. Deux cadavres ont été retrouvés. Cinquante-six personnes auraient été secourues et emmenées vers le centre d'accueil de Lampedusa puis vers les centres fermés en Sicile. Nous sommes sans nouvelles des autres personnes qui se trouvaient à bord.

Devant la situation intenable de la multiplication des naufrages dans le canal de Sicile, et devant la peine des familles et des personnes solidaires choquées par cet incident, le FTDES demande :

La communication de la liste des naufragés enregistrés par les autorités italiennes, que ces personnes aient été secourues ou retrouvées mortes.

La création d'une commission d'enquête mixte incluant des représentants des familles, du gouvernement et de la société civile concernant ce naufrage afin de faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles le bateau a coulé et le sort des personnes qui se trouvaient à bord. Cela afin que ce cas fasse l'objet d'une prise en charge rapide et sérieuse tout comme il est nécessaire pour les autres cas de naufrages dans lesquels ont été déclarés des disparus.

Que les familles des victimes soient soutenues, prises en charge psychologiquement et indemnisées par le gouvernement tunisien.

L'arrêt de la collaboration de la Tunisie avec la politique de fermeture des frontières menée par l'Union Européenne. Cela afin que les personnes qui souhaitent émigrer puissent le faire dans des conditions sûres et régulières et non au péril de leur vie.

L'arrêt des expulsions vers la Tunisie, notamment des personnes ayant subi un tel naufrage.

Une conférence de presse se tiendra dans les locaux du FTDES le mercredi 12 septembre 2012 à 10h30, 47 rue Ferhat Hached à Tunis.



Le président du FTDES

Abderrahmane Hedhili

Contact presse :

Alaa Talbi (Français / Arabe): +216 22255432

Nicanor Haon (English / Español): +216 52 70 18 71


مسيرة صامتة بالشموع ترحما على ارواح شبابنا الذين فقدوا في عرض البحر ولرد الاعتبار لهم ولكرامة الشعب التونسي
كونوا في الموعد يوم الاثنين 10 سبتمبر على الساعة لسادسة والنصف ومعكم شمعة ووردة

Marche silencieuse depuis la place du 14 janvier vers le petit pont près du TGM pour déposer des fleurs en mer en hommage aux naufragés RDV aujourd'hui 18h30 sous l'horloge

http://www.facebook.com/events/257427897693612/

Bron :

Nicanor Haon

Project coordinator

coord@boats4people.org

www.boats4people.org

woensdag 25 april 2012

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 25 AVRIL 2012- CENTRE FERMÉ "CARICOLE" : LES MURS CHANGENT, L’INDIGNITÉ RESTE



Aujourd'hui, la Belgique inaugure un nouveau centre fermé, le "Caricole". Ce centre servira à enfermer toujours plus d'étrangers et de demandeurs d'asile. Une pratique que le CIRÉ juge inhumaine et inacceptable. Parce que, même flambant neuf, ce centre poursuit le même objectif: priver de liberté des personnes qui n'ont commis aucun crime et qui demandent protection à la Belgique.
C'est ce mercredi que le centre fermé "Caricole" ouvre ses portes à Steenokkerzeel. Il remplace le centre de transit 127, et le centre Inad - pour "inadmissibles" - situé dans l'aéroport de Zaventem. Dans ce nouveau centre, l'Office des étrangers pourra enfermer des demandeurs d'asile et des étrangers auxquels on refuse l'accès au territoire belge.
Certes, le "Caricole" est un bâtiment flambant neuf, remplaçant des centres inadaptés ou devenus insalubres. Mais sa fonction est belle et bien la même et reste injustifiable: priver des migrants de liberté, pour la plupart parce qu'ils demandent l'asile à la frontière. Ces hommes et ces femmes ont quitté leur pays, fuyant les persécutions, les violences ou la guerre. Ils viennent demander la protection à la Belgique. Et, contrairement à ceux qui demandent l'asile à l'intérieur du pays, ceux qui le font à la frontière sont pratiquement systématiquement détenus en centres fermés durant toute leur procédure. Pour être plus facilement expulsés vers leur pays de provenance. Il est indigne pour la Belgique d'accueillir ainsi les demandeurs d'asile. Les principes internationaux en matière de droits humains stipulent clairement que leur placement en détention doit être l'exception et non la règle et qu'une personne ne peut être placée en détention au seul motif qu'elle demande l'asile.
Le CIRÉ s'oppose à l'existence même des centres fermés. Priver une personne de liberté est grave: la détention doit être systématiquement soumise à un réel contrôle judiciaire. Si une mesure de détention peut s'avérer exceptionnellement nécessaire pour protéger l'ordre public ou la sécurité nationale ou encore pour vérifier l'identité d'une personne arrivant sans autorisation d'entrée, cette mesure doit faire l'objet d'un examen au cas par cas et ne peut être envisagée que pour une durée très brève.
Les conséquences de la détention sont extrêmement lourdes pour les personnes qui la subissent : obstacles pour le suivi de la procédure d'asile, difficultés pour obtenir une aide juridique de qualité, stress, aggravation d'un mauvais état de santé... Sans parler de l'impact sur l'image des migrants, vus comme des criminels enfermés dans des lieux hautement sécurisés par des grillages et des barbelés. La détention ne devrait donc être qu'une solution de tout dernier ressort et non une pratique automatique des autorités.
Plutôt que de créer de nouveaux centres fermés, coûteux et inhumains, pourquoi ne pas mettre en place des alternatives positives à l'enfermement? Les logements gérés par l'Office des étrangers dans lesquels sont hébergées les familles démontrent que des alternatives existent et sont possibles. Ces alternatives pourraient être étendues à un public plus large. Pour que cesse cette pratique de privation de liberté qui porte atteinte à la dignité et aux droits fondamentaux des migrants.


Bron : 
Fred Mawet (Directrice du CIRÉ) -