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Posts tonen met het label Calais. Alle posts tonen
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maandag 10 augustus 2020

#France, Calais, August 2020: what’s up // Calais, Août 2020 : quoi de neuf ?

New post on Calais Migrant Solidarity

Calais, August 2020: what’s up // Calais, Août 2020 : quoi de neuf ?

by consensusdecisionmaking
Calais, August 2020: what's up And things are happening in Calais. Mathilde Potel, new deputy commissioner in Calais. Six months at the Saint-Denis police station before applying for Calais at the end of her studies. Welcome on this trampoline! Because there are some who have made a career out of Calais. A recent example: the […]
consensusdecisionmaking | August 9, 2020 at 9:41 am | Categories: News | URL: https://wp.me/pzTtq-3Ss
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zaterdag 15 oktober 2016

Calais, Call-out against the coming evictions

New post on Calais Migrant Solidarity

Call-out against the coming evictions

by consensusdecisionmaking
The upcoming destruction of the jungle and forced mass dispersion of people from Calais are not isolated. They are part of a larger strategy of the government of France, working in tandem with other governments to segregate, through violence, people with and without papers, the white and the “other,” the rich and the poor: to […]
consensusdecisionmaking | October 15, 2016 at 4:01 pm | Categories: News | URL:http://wp.me/pzTtq-39b
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zondag 8 mei 2016

France, Calais, Quand la préfète menace Passeurs d’hospitalités

Quand la préfète menace Passeurs d’hospitalités

Étiquettes
Dans l’arrêté interdisant la manifestation prévue aujourd’hui devant le centre de rétention de Coquelles (voir ici et là), à côté de Calais, Passeurs d’hospitalités et son rédacteur principal son nommément cités : « Vu l’appel à rassemblement devant le centre de rétention administrative de Coquelles le samedi 7 mai 2016 à 13h30 lancé par le collectif Facebook « Calais Migrant Solidarity – No Border » dans le cadre de la journée internationale contre les centres de rétention administrative et relayé depuis le 20 avril 2016 par le collectif « Passeurs d’hospitalités », représenté par Monsieur Philippe WANESSON, militant « No Border » ».
À part la date et l’heure du rassemblement, pas grand’ chose qui soit exact dans ce paragraphe dont la fonction dans le texte est de désigner des responsables – avec la portée juridique que ça peut avoir, il s’agit d’un arrêté, pas d’un simple tract – tout en distillant un discours de propagande, dans lequel les « No Borders » sont la figure fantasmatique de l’ennemi de l’État.
No Border n’est pas l’organisateur de la manifestation d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus un « collectif facebook », c’est un mouvement pour l’abolition des frontières.
Passeurs d’hospitalités n’est pas un collectif, c’est un blog, c’est-à-dire à son échelle un média d’information, de réflexion et de lutte contre la désinformation concernant la situation des exilé-e-s à Calais. C’est à ce titre qu’il a publié l’appel à la manifestation d’aujourd’hui, comme d’autres appels à des événements divers.
Philippe Wannesson (avec 2 N) est le rédacteur principal de ce blog. Comme c’est moi qui tiens la plume aujourd’hui, je peux préciser que je ne suis pas membre du mouvement « No Border ». J’entretiens des rapports normaux avec celui-ci, comme avec les autres groupes, collectifs, associations de soutien aux exilé-e-s à Calais. Sachant que cette normalité n’est pas du goût des autorités qui cherchent à diaboliser et à isoler ce mouvement.
Être traité de « No Border » n’est pas une insulte, mais sous la plume des autorités c’est une menace. C’est en étant désigné-e-s comme « No Border » que des bénévoles associatifs ou des participant-e-s à des manifestations ont été arrêté-e-s, placé-e-s en garde-à-vue, déféré-e-s devant des juges – généralement relaxé-e-s. Mais aussi pour des personnes ayant la nationalité d’un autre pays de l’Union européenne, illégalement placées en rétention pour être expulsées dans leur pays (voir ici, ici, ici, ici, ici et là).
Lors que l’arrêté par de « collectif facebook » concernant No Border, ce n’est pas une simple erreur. D’une part il y a des personnes, ou du moins des profils qui permettent de remonter vers des personnes, qui administrent ce groupe. Et puis c’est viser un outil grâce auquel l’information circule. Comme lorsqu’on vise le blog Passeurs d’hospitalités on vise un outil d’information.
Passeurs d’hospitalités continuera à faire son travail. Pour le reste, les personnes qui contribuent à ce blog sont suffisamment lucides par rapport à la situation politique pour en assumer les conséquences. L’essentiel est de savoir où on est, et de faire ce qu’on doit.

maandag 2 november 2015

France Calais d’une rafle à l’autre

Plusieurs voitures de police surviennent, suivies des fourgonnettes blanches qui servent aux arrestations. Des exilés tentent de s’esquiver, mais les policiers les bloquent. Ils sont plaqués contre les grilles, palpés, contrôlés. Ceux qui n’ont pas de documents en règle sont embarqués dans les fourgons. Une vingtaine d’arrestations, contribution aux rafles du jour qui doivent alimenter les centres de rétention à raison d’une cinquantaine de personnes quotidiennement depuis la dernière visite de Bernard Cazeneuve à Calais (voirici, ici, ici, ici, ici, ici et là).
À l’autre bout de la chaîne, les associations de soutien juridique dans les centres de rétention, qui voient ces groupes de personnes raflées, amenées en bus ou en avion, libérées au bout de cinq jours pour faire place à un autre groupe dans les mêmes conditions, expriment leur consternation et leur indignation.
La Cimade :
Forum Réfugiés :
L’Ordre de Malte :
À ces rafles s’ajoute la pression policière autour du bidonville, avec des contrôles et des limitations de mouvement variables d’heure en heure, des véhicules d’aide humanitaire bloqués de manière arbitraire, selon des modalités et des règles qui semblent changer selon les policiers et leur humeur. Ceci dure depuis une semaine.
Et une opération de relogement loin de Calais sur laquelle on s’interroge (voirici et là), tant elle parait improvisée et peu claire quant à ses finalités, mise à l’abri hivernale, hébergement, avec ou sans accompagnement administratif, accès ou non à un soutien juridique indépendant garantissant l’accès aux droits, avec ou sans risque d’expulsion pour les personnes qui n’entreraient pas dans le cadre défini par les autorités.
Demain lundi, le tribunal administratif de Lille doit rendre son jugement suite à la plainte déposée par des habitants du bidonville, Médecins du Monde et le Secours catholique contre l’État pour les conditions de vie dans lesquelles sont mises et laissées les 6000 personnes qui y vivent.
Les habitant-e-s de la partie du bidonville qui doit être détruite pour faire place aux containers aménagés promis par Manuel Valls avaient jusqu’à aujourd’hui dimanche pour libérer la place. Une partie des personnes refuse de bouger, les autres sont simplement restées là où elles étaient, on ne sait pas ce qui va se passer demain lundi. Dans le climat de violence actuel de la part de l’État, on est inquiet.
Les habitant-e-s qui refusent d’aller défricher un emplacement pour y poser la tente qui leur serait donnée ont publié un communiqué expliquant leur position :
  • « Construction of the new camp will be right in the middle of the current camp but it is not a real solution for the problems of refugees.
  • The capacity of the new camp is 1500 places which is not sufficient for the refugee population of Calais.
  • The place the government has chosen for the construction is not viable to build a camp.
  • Decisions taken by the French government are unclear to us.
  • The French government forces refugees to evacuate the zone chosen for the construction of the new camp.Therefore we,­ the refugees present in this area,­ refuse to submit to this ingrate politics of anti-solidarity. The day that the government forces us to leave for this construction, that will be the day of our protest. »
La traduction en français :
  • « La construction du nouveau camp sera en plein milieu du camp actuel, mais ce n’est pas une véritable solution pour les problèmes des personnes réfugiées.
  • La capacité du nouveau camp est de 1500 places, ce qui n’est pas suffisant pour la population réfugiée de Calais.
  • La zone choisie par le gouvernement pour la construction n’est pas viable pour un camp.
  • Les décisions prises par le gouvernement français nous paraissent peu claires.
  • Le gouvernement français force des personnes réfugiées à évacuer la zone choisie pour la construction du nouveau camp.
En conséquence nous – les personnes réfugiées présentes dans cette zone – refusons de nous soumettre à cette irrespectueuse politique d’anti-solidarité. Le jour où le gouvernement nous forcera à partir pour démarrer les travaux, nous protesterons collectivement. »

maandag 3 augustus 2015

France Calais migrants' protest‏ !


 

A night of migrants’ collective strength and severe police repression.

Saturday night was an extremely empowering but also disheartening night here in Calais. A group of 250 migrants organized together to go and try to make it inside the Eurotunnel, not to climb aboard a train but to walk the length of the tunnel to England. They walked for hours to get close to the entrance of the tunnel and managed to breach a layer of perimeter fencing only to come up against the recently reinforced fence that is electrified and topped with barbed and concertina wire. The group then went to the fence and started chanting in unison. They demanded the right to move wherever they choose, to live in dignity in Calais, and to be free of police violence. They also spoke the names of those who have recently died attempting the crossing in the Eurotunnel and laid the blame for those deaths at the hands of the police and politician’s whose policy they are enacting.
It was a very large and strong group, however on the other side of the fence were many Gendarmes and also active French military who were menacing their machine guns. The group’s chanting continued for around an hour until the point they started to make their move to try and push through the fence. People had gone down a hill and were lining a steep verge consisting of loose gravel. Those at the bottom, closest to the fence, started to try and make their way over it when suddenly the Gendarmes released a huge amount of ‘tear gas’ onto the crowd. Exactly what type of gas they used though is not clear. Having experienced it and after speaking with people afterward, it was very powerful; much more so than typical CS gas and had strong effects even at the top of the hill far from where it was sprayed. It also created a shortness of breath and a panicked feeling which suggests that it may have been CR gas. After the attack there were also people lying unconscious on the ground. Any use of gas here and particularly CR (if it was indeed that) was completely unnecessary and irresponsible. The panic that the gas created caused a stampede up the hill, but as the footing was so loose people were falling over one another trying to get away from the poison. It was difficult to breathe, see, or move in that area and many people got hurt trying to flee from the gas into a more open space. However, the group, after recovering from the attack, got together and held a meeting about what to do next. They decided to occupy the road leading to the freight terminal at the Eurotunnel, their aim, to stop traffic until they were heard.
The group walked for around one hour from the fence by the entrance to the tunnel to the turn off from the highway to the Eurotunnel terminal. They arrived at about 3am and occupied the road blocking trucks from entering the Eurotunnel terminal. They repeated their chants and demands. When the two vans of CRS that showed up tried to move them on the whole group sat down in the road and started chanting louder. The police were forced to stop trying to move them on and stand by, observing a peaceful protest by 150 migrants as they demanded their rights, dignity, and free movement. The road was occupied for around three hours. The group kept chanting and shouting, being led by one woman repeating that the borders be opened to them to stop the deaths here in Calais. The police appeared to be tolerating the peaceful protest, until around 6am when more companies of CRS arrived. The Commissariat of Calais came and asked the group to disperse. They were complying and starting to leave the motorway when the CRS became impatient and started pushing and shoving people off. The group went as fast as possible but they had to go over many guardrails which took time. The police then started to throw people over the fence and sprayed CS gas. After this clearing of the road, people were dispersing peacefully when all of the sudden a whistle was blown. The CRS then started to run after the two groups that had gone off in different directions. They beat anyone who came within reach while chasing them off. They sprayed CS gas against the people who were running away, one officer even reached his arm around somebody who was running away in order to spray him directly in the face. This was completely unnecessary and a sadistic attack on people participating in a peaceful protest.
What we can take from the night, despite the severe repression, was the strength the group had not only in trying to reach the Eurotunnel but also organizing to blockade the highway. Important to note though, was the difference in policing tactics given the level of media attention that each event had. At the tunnel there were many film crews and so the police for the most part did not attack except for their one gassing of the entire group. However, during the eviction which took place in the morning after all the news crews had gone to sleep they were typically brutal. In case anyone could forget the violence continues here daily but also the resistance.
Open the Border! Stop the Violence!

zaterdag 17 januari 2015

France, Calais, Appel contre une manif de facho’s 25 janvier 2015

Le 25 janvier le groupe fasciste Sauvons Calais organise une marche contre l’immigration. Leur rendez vous aura lieu sur la Place d’Armes a 14h.
Le temps de bouger est venu- nous appelons a l’immigration et toutes actions attaquant le fascisme qui s’impose autour de nous. A Calais l’on voit plus de rassemblements facho’s, plus de menace pendant que l’etat prend de plus en plus d’ampleur sur nos vies. De plus en plus de flics imposent leurs controles en rue, dans les jungles, les maisons, les endroits ou nous dormons, nos mouvements, le port et les autoroutes, les parkings et les station service. Pendant ce temps, les meurtres causés par le regime frontalier continuent, par les lois Européenes et les voix fascistes qui prennent de plus en plus de sièges dans les chambres dorées des parlements.
Nous appelons a une mobilisation anti fasciste! En decembre le vent nous a montré comment faire, faisant tomber un nouveau grillage de securité au port, installé par le gouvernement de Grande-Bretagne dans un arrangement de €15millions avec les autoritées Francaises pour hermetiser la frontière. Tout peut être brisé. Nous rêvons d’un temps ou non seulement les soi disant fascistes organisés ne se montreront plus en rue, mais aussi les flics et politiciens responsables du regime frontalier n’auront plus l’opportunité de decider de nos vies et mouvements.
Pas de nation, pas d’état, pas de flics, pas de frontières. Pas de systeme d’asile qui peut interdire d’un endroit ou vivre. Pas d’Eurodac
Nous vous appelons a nous rejoindre dans nos reactions anti-fascistes aux menaces journalières ici a Calais, autant qu’a la menace spécifique de Sauvons Calais le 25 et les jours autour. La menace de violence fasciste est souvent plus grande avant et apres la marche. Et speciallement a ce moment ou nous voyons augmenter les attaques racistes anti-Musulmans ici en France.
Un appel pour la contre-manif mème sera envoyé séparément.
Nous serons ici, ramène tes potes, ta tente et viens, il est possible de rester en squat ou dans les jungles. Il peut faire froid et pluvieux donc des fringues chaudes et un bon sac de couchage peuvent faciliter la vie.
NO BORDER – Calais

woensdag 3 december 2014

France,Calais, 18th Dec. DEMO: No to the 'wall of shame' in Calais!‏

http://emmaus-france.org/non-au-mur-de-la-honte-a-calais/

Twelve years after the closure of the Sangatte hangar, is France going to have her Ceuta and Melilla in Calais? The growing number of migrants, present for several months in the Calais, led our leaders to cross a dangerous step for freedom and respect for rights of migrants.
NO TO THE ’WALL OF SHAME’ IN CALAIS!
The legitimacy of the presence of migrants is indisputable. The countries from which they come - Afghanistan, Eritrea, Iraq, Libya, Sudan, Syria, in particular –demonstrates this. They flee war, repression, dictatorship and arbitrariness in search of protection in Europe. Unlike what is repeated endlessly, including the top of the State, it is by no means an "invasion." The outrageous survival conditions imposed on them in France are intolerable.
Despite the solidarity of local associations and generosity of Calais people, they are abandoned by public authorities which provide, at the margin, inadequate solutions and do not assume their responsibility. Powerful means must be deployed immediately to assist refugees who have turned to us. Must we wait for the first people frozen to death in the jungles of Calais to finally trigger a real awareness?
A new escalation in the blindness is on the construction of a wall and deployment of a large-scale security apparatus in Calais, real war machine against migrants, between France and the United Kingdom. We, migrants and organizations, civil society who are working side by side for years, refuse such a drift and ask our fellow citizens to oppose firmly and massively.
For decades, the reinforced border controls, monitoring devices, intimidation
and restraint, the deportation of migrants measures have failed completely, they are 
very expensive and have mainly caused thousands of deaths. The wall being built in Calais is a new and sad illustration of this security response. Is this what we want to continue in a headlong unacceptable and irresponsible before?
By refusing asylum and reception, it is the freedom we enjoy ourselves is threatened:
we build the walls of our own prison. This we do not want! The erection of
Calais fortifications must stop and open discussions immediately with the authorities
UK to receive asylum applications that cater to them (as was practiced
in 2002, on the occasion of the closure of Sangatte camp). With all European states,
and before them, France must review all of its legislation and its regulations on
asylum and migration (denunciation of the Dublin regulation and removing of Frontex). France must act in strict compliance with Article 13 of the Universal Declaration of Human Rights, as in the Geneva Convention. France must finally revise its dangerous and illusory 'national' concept of migration, totally unsuited to the globalization of human exchanges and tragedies suffered at the gates of Europe. France must contribute, with the United Nations in promoting a new governance of migration respects freedom of movement, finally recognized rights and applied to all migrants.
Not the "wall of shame" Calais!

On 18 December, International Migrants Day, we, migrants and
civil society engaged alongside migrants, call for
mobilization of magnitude in Calais and throughout France,
► to denounce the indignity of receiving migrants and demand, in accordance with
proposals of civil society actors, the establishment of a realistic device in home
the Calais;
► to deny security response and construction, on our behalf, the wall of shame
Calais;
► for new migration policies at national, European and
world, respectful of the rights and dignity of migrants.

Call by 
Movement Emmaus and
the Organization for Universal Citizenship

Douze ans après la fermeture du hangar de Sangatte, la France va-t-elle avoir son Ceuta et Melilla
à Calais ? Le nombre croissant de migrants, présents depuis plusieurs mois dans le Calaisis,
conduit nos gouvernants à franchir une étape dangereuse pour les libertés et le respect des
droits des migrants.
Non au « mur de la honte » à Calais !
La légitimité de la présence des migrants est incontestable. Les pays dont ils proviennent -
Afghanistan, Erythrée, Irak, Libye, Soudan, Syrie, notamment - en témoignent. Ils fuient la guerre,
la répression, la dictature et l’arbitraire à la recherche d’une protection en Europe. Contrairement
à ce qui est répété inlassablement, y compris au sommet de l’Etat, il ne s’agit nullement
d’une « invasion ». Les conditions de survie indignes qui leur sont imposées en France sont intolérables.
Malgré la solidarité des associations locales et la générosité des calaisiens, ils subissent
l’abandon des pouvoirs publics qui proposent, à la marge, des solutions insuffisantes et
n’assument pas leur responsabilité. Des moyens puissants doivent être déployés immédiatement
pour secourir ces réfugiés qui se sont tournés vers nous. Faut-il attendre les premiers
morts de froid dans les jungles de Calais pour déclencher enfin une réelle prise de conscience ?
Une nouvelle escalade dans l’aveuglement est en marche avec la construction d’un mur et le
déploiement d’un dispositif sécuritaire de grande envergure à Calais, véritable appareil de guerre
contre les migrants, entre la France et le Royaume-Uni. Nous, migrants et organisations de la
société civile qui travaillons côte à côte depuis des années, refusons une telle dérive et demandons
à nos concitoyens de s’y opposer fermement et massivement.
Depuis des décennies, les contrôles renforcés aux frontières, les dispositifs de surveillance, d’intimidation
et de contention, les mesures de déportation des migrants ont totalement échoué, ont
coûté très cher et ont surtout provoqué des milliers de morts. Le mur en construction à Calais
n’est qu’une nouvelle et triste illustration de cette réponse sécuritaire. Est-ce cela que nous
voulons poursuivre, dans une fuite en avant inacceptable et irresponsable ?
En refusant l’asile et l’accueil, c’est la liberté dont nous jouissons nous-même qui est menacée :
nous construisons les murs de notre propre prison. De cela nous ne voulons pas ! L’érection de
fortifications à Calais doit cesser, et des discussions s’ouvrir sans attendre avec les autorités
britanniques pour recevoir les demandes d’asile qui s’adressent à elles (comme cela a été pratiqué
en 2002, à l’occasion de la fermeture du camp de Sangatte). Avec tous les Etats européens,
ou avant eux, la France doit revoir la totalité de sa législation et de sa réglementation en matière
d’asile et de migration (dénonciation du règlement Dublin et suppression de Frontex). Elle doit le
faire dans le strict respect de l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme,
comme de la Convention de Genève. La France doit enfin réviser sa dangereuse et illusoire
conception « nationale » de la migration, totalement inadaptée à la mondialisation des échanges
humains et aux drames vécus aux portes de l’Europe. La France doit contribuer, au sein de
l’ONU, à promouvoir une nouvelle gouvernance en matière de migration, respectueuse de la liberté
de circulation, des droits enfin reconnus et appliqués pour tous les migrants.
Non au « mur de la honte »
à Calais !
Le 18 décembre prochain, Journée Internationale des Migrants, nous, migrants et
organisations de la société civile engagées aux cotés des migrants, appelons à une
mobilisation d’ampleur, à Calais et partout en France,
► pour dénoncer l’indignité de l’accueil des migrants et exiger, conformément aux
propositions des acteurs associatifs, la mise en place d’un dispositif d’accueil réaliste dans
le Calaisis ;
► pour refuser la réponse sécuritaire et la construction, en notre nom, du mur de la honte
à Calais ;
► pour obtenir de nouvelles politiques migratoires au niveau national, européen et
mondial, respectueuses des droits et de la dignité des migrants.
Appel du Mouvement
Emmaüs et de
l’Organisation pour une
Citoyenneté Universelle