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Posts tonen met het label campements. Alle posts tonen
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vrijdag 27 juni 2014

FRANCE : EXPULSION DU LIEU DE DISTRIBUTION DES REPAS : L’OURS DÉFENDRA SA PEAU

Passeurs d'hospitalitésPentax Digital Camera
Pentax Digital CameraPentax Digital CameraLa plainte de la mairie, mise en scène sur un présentoir à l’attention de certains riverains, mais pas d’autres qui n’ont aps voix au chapitre.
Pentax Digital CameraPentax Digital CameraDes toilettes rarement nettoyées et en nombre insuffisant, malgré les multiples interpellations des associations. La mairie de Calais crée l’insalubrité dont elle se prévaut pour demander l’expulsion.
Pentax Digital CameraPentax Digital CameraDes déchets qui s’amoncellent, des poubelles qui ne sont ramassées qu’après de multiples pressions. Mais le jour où on affiche une demande d’expulsion, les poubelles sont ramassées comme par magie. Comme quoi quand on veut on peut.
Pentax Digital CameraPentax Digital CameraCette photo a été prise en octobre 2013 au campement de la rue Lamy, quand il n’avait qu’une cinquantaine d’habitants. Pendant des mois les associations ont interpelé la mairie pour obtenir le ramassage des poubelles. L’insalubrité est un des arguments mis en avant pour justifier l’expulsion.
Pentax Digital CameraPentax Digital CameraL’insalubrité a également été utilisée pour obtenir la décision d’expulsion du squat de la rue Mouron. L’insalubrité sert aussi à justifier l’utilisation d’une procédure d’urgence. Ici, la décision en urgence est prise en juillet 2013 alors que le lieu est habité depuis octobre 2012 dans les mêmes conditions d’insalubrité. Il sera évacué en septembre 2013.
Pentax Digital CameraL’expulsion du squat de la Rue neuve en octobre 2013 pour insalubrité, selon la même procédure d’urgence, alors que le squat était habité depuis un an. Lorsque les habitants d’un squat déposent leurs poubelles sur le trottoir, les éboueurs ne les ramassent systématiquement pas. L’accumulation d’immondices entraine des réactions négatives des riverains et conforte les préjugés racistes, que la maire de Calais exploite ensuite politiquement. Elle crée la situation, puis en tire profit.
En fin d’après-midi, un huissier accompagné de deux policiers municipaux est venu déposer deux présentoirs sur lesquels était fixé le dossier d’une centaine de pages en français de la saisine du tribunal administratif par la mairie de Calais pour obtenir l’expulsion des personnes occupant le lieu de distribution des repas.
Dans le dossier, il y a un formulaire en français que doivent signer les occupants du lieu auxquels la plainte a été signifiée. L’huissier essaye de faire signer des exilés, qui refusent de signer un papier qu’ils ne comprennent pas. Il apostrophe par son nom un bénévole présent, qui lui réplique qu’il n’habite pas là. L’huissier insiste pour avoir sa signature. Un bénévole naïf aurait peut-être signé sans savoir les conséquences. Est-ce la loi de trouver un quidam qui n’habite peut-être pas là pour signer un document qu’il ne comprend pas ?
Les occupants du lieu essayent de comprendre ce qui se passe. Lecture du document, explications, traduction. La mairie de Calais a saisi le tribunal administratif en référé (procédure accélérée) pour demander l’expulsion des personnes occupant le lieu de distribution des repas. L’audience est fixée au lendemain vendredi 27 juin à 9h30. On signifie la convocation au jugement en fin d’après-midi pour le lendemain matin à Lille à des personnes ne comprenant généralement pas le français.
Peut importe, on téléphone pour trouver un avocat pouvant représenter les exilés au procès – pour que celui-ci soit à-peu-près équitable, même si l’avocat n’a concrètement pas le temps de prendre connaissance du dossier – ce qui peut motiver un report d’audience et permettre de gagner le temps de vraiment préparer la défense.
L’affichage de la plainte sur des présentoirs aux accès du lieu de distribution des repas est destinés aux riverains hostiles aux exilés – les autres n’ont pas droit à la parole – et met en scène une opposition entre « Calaisiens » et « migrants » qui sert à masquer que la maire de Calais ne fait rien pour les Calaisiens et mène une politique contraire aux intérêts du territoire.
Comme souvent, les exilés ont répondu de manière digne. Quand sont venus les bénévoles qui avaient prévu de discuter des violences policières, et qu’ils leur ont expliqué la situation, les enjeux, leur ont dit qu’ils avaient trouvé un avocat pour les défendre, ils et elles ont été plus de trois cents à donner leur nom et signer la délégation de pouvoir à l’avocat pour les représenter. Face à la violence qu’ils subissent chaque jour ils ont opposé le respect de leurs droits.
Sachant que la mairie de Calais saisit le tribunal de ses propres turpitudes. Lorsque jour après jour les exilés collectent leurs déchets dans des sacs-poubelles et les déposent pour qu’ils soient collectés, c’est la mairie de Calais qui crée l’insalubrité en ne les ramassant pas. Lorsque les associations interpellent la mairie pour nettoyer les trois toilettes chimiques qui sont à l’entrée du lieu de distribution des repas et augmenter leur nombre en fonction du nombre de personnes qui utilisent le lieu ou vivent à proximité immédiate, et n’obtiennent aucune réponse, c’est bien la mairie de Calais qui crée l’insalubrité.
Évacuer le lieu de distribution des repas pour aller où ? La question est la même qu’à la veille de l’expulsion e campements du 28 mai. Et toujours pas une trace de solution de la part des autorités.
 Bron :
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/06/27/expulsion-du-lieu-de-distribution-des-repas-lours-defendra-sa-peau/

Passeurs d'hospitalités


~ des exilés à Calais

dinsdag 17 juni 2014

FRANCE : EXILÉS DE CALAIS : LA SUITE

Pentax Digital Camera

Beaucoup d’énergie a été mise ces dernières journées à atténuer les tensions entre communautés. Imaginez que vous étiez il y a un mois en Libye, vous avez traversé la Méditerranée, vous avez été enfermé une quinzaine de jours dans un centre d’identification et d’accueil en Italie, vous êtes remonté vers le nord, vous arrivez à Calais, le lieu où dormir est un terrain bitumé avec des auvents et entouré de grilles, ça ressemble à un camp, où il n’y aurait pas assez de tentes, pas assez de couvertures, et un seul repas par jour. Comment faire comprendre à chacune de ces personnes qu’il s’agit d’un espace de lutte occupé dans un contexte d’expulsion pour obtenir des conditions meilleures ?
De la même façon, ces personnes qui viennent directement de Libye sont confrontées pour accéder aux lieux de passage au racket d’une partie de ceux qu’on appelle les passeurs, mais aussi débarquent par groupes de vingt ou quarante sur les parkings, perturbant les plans plus organisés et plus discrets des autres.
Toutes ces tensions se retrouvent au lieu de distribution des repas, et ont rendu difficile la poursuite des discussions sur la suite du mouvement d’occupation et de grève de la faim.
Une réunion a enfin eu lieu ce soir lundi pour envisager la suite.
Mercredi 18 juin, le préfet invite les associations à 10h30 et les médias à 12h à entendre les décisions prises par l’État concernant la situation des exilés dans le Nord – Pas-de-Calais. Ceci a lieu à Arras, pour s’éloigner du contexte calaisien, éviter une éventuelle manifestation, diluer les questions posées à Calais, jouer le cas échéant les associations extérieures à Calais auxquelles l’État donnerait des gages, contre les associations et les exilés calaisiens.
Les associations ne se laisseront pas diviser, et sont prêtes à favoriser la participation de portes-paroles des exilés à la réunion en préfecture.
Les exilés, de leur côté, hésitent à venir en préfecture, craignant que le leurs représentants soient arrêtés, mais remettront probablement aux associations un message adressé au préfet. Et ils invitent les médias à venir les rencontrer à 15h au lieu de distribution des repas pour connaitre leurs réactions face aux décisions de l’État. Cette rencontre sera suivie soit d’une fête, soit d’une manifestation.
 Bron : https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/06/16/exiles-de-calais-la-suite/

zaterdag 14 juni 2014

FRANCE : CALAIS : CAMP QUI LUTTE ET CAMP QUI VIT

Pentax Digital Camera

La préfecture a communiqué à la presse hier en fin de journée qu’elle invitait les associations à une réunion concernant la situation des exilés le 18 juin. Les associations n’ont pas encore reçu l’invitation et l’ont appris par le journal. Une manière un peu cavalière de communiquer, souhaitons qu’il y ait derrière une volonté réelle de reprendre le dialogue. Pas un mot par contre de la demande des exilés de reprendre les discussions avec cette même préfecture.
Les associations se sont du coup rencontrées cet après-midi, avant de rencontrer les exilés au lieu de distribution des repas. Les discussions continueront demain, pour laisser le temps aux différentes communautés de délibérer, avec pour thème l’attitude à avoir vis-à-vis de la préfecture et des actions pour la journée mondiale des réfugiés le 20 juin.
Les Soudanais ont également discuté de rejoindre la grève de la faim, mais n’ont pas encore pris leur décision.
Ce matin, un jeune Érythréen revient le menton ensanglanté d’une tentative de passage. Les policiers qui l’ont pris l’ont frappé. Sept Égyptiens sont également rentrés pendant la nuit après avoir été tabassés par la police. Selon les témoignages recueillis ces derniers jours, les policiers impliqués dans les violences, qu’ils soient agent de la police aux frontières ou CRS, ne portent pas de numéro de matricule, ce qui rend difficile leur identification. Ces brutalités répétées sont trop fréquentes pour ne pas correspondre à des instructions de la hiérarchie.
Deux femmes et un enfant de trois ou quatre ans arrivent en début de soirée. Elles peuvent théoriquement aller à la maison du boulevard Victor Hugo, ancien squat ouvert par No Border et dont la gestion a été reprise par l’association d’insertion Solid’R. Mais il s’agit d’une maison qui serait normalement habitée par une famille avec deux enfants. Quand la décision de la reprise par Solid’R a été prise, elle accueillait 35 femmes et enfants. Aujourd’hui, elle en accueille plus de 60. L’État ne donne aucune visibilité sur la pérennité de cette structure d’accueil précaire au-delà du 30 juin, sachant qu’un changement de lieu est devenu absolument nécessaire.
L’après-midi a été chaude sur l’asphalte du lieu de distribution des repas. Le lieu revit le soir. Des parties de foot s’improvisent. Une projection se prépare à la nuit tombée.

Bron : No Border / Calais /Publié par  in Non classé
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/

zaterdag 31 mei 2014

FRANCE : EXPULSIONS DE CAMPEMENTS: MANIFESTATION SAMEDI 31 MAI

Passeurs d'hospitalités

L’appel a commencé à circuler par e-mail et a été repris par Calais Ouverture et Humanité :

Rassemblement contre les mesures violentes et inutiles

Samedi 31 mai à 14h place d’Armes


"Il va de soi qu’une telle décision ne relève pas du seul préfet du département. Elle bénéficie nécessairement de l’aval du nouveau ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve entend sans doute ainsi s’inscrire dans la lignée de ses prédécesseurs, célèbres pour avoir manié le bâton contre les étrangères et les étrangers du Calaisis : entre autres, Nicolas Sarkozy avec sa fermeture de Sangatte en 2002, et Eric Besson avec son évacuation théâtrale et musclée de la « jungle des Pashtouns » en 2009.
Les ministres changent. Leur politique stérile de la violence perdure.
Cette décision, qui prend donc prétexte d’une épidémie de gale, fait suite, en réalité, à la pression de la maire de Calais pour qui les camps où s’abritent les migrants donneraient une mauvaise image de la ville.
Natacha Bouchart a raison : ces camps d’infortune font la honte de la ville, de la France et de l’Europe, qui se refusent à accueillir dignement des personnes qui ont fui des pays en guerre. Leur insalubrité comme leur indignité devraient conduire à se féliciter de leur disparition si l’administration imaginait des alternatives décentes.
Nous, citoyens, réclamons que la municipalité de Calais, la communauté d’agglomération du Calaisis et l’Etat travaillent en concertation avec les associations afin de mettre en place avant la fin de l’année des mesures d’encadrement, d’hébergement et de soins pour les populations migrantes.
Ce rassemblement concerne tous les calaisiens. Nous ne voulons plus de cette situation honteuse, indigne qui fait de notre ville un no man’s land humanitaire.
Venez nombreux."